Si les socialistes se réjouissent enfin de pouvoir discuter de la plateforme, les Insoumis réclament un vote et le Rassemblement national doute que le gouvernement puisse mener sa réforme à bien avant la fin du quinquennat.

Radio France

Publié le 28/10/2026 06:26

Temps de lecture : 1min

Hémicycle de l'Assemblée nationale à Paris (photo d'illustration) (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)
Hémicycle de l'Assemblée nationale à Paris (photo d'illustration) (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Quel avenir pour Parcoursup ? Les députés sont invités à débattre sur l'orientation, dans l'après-midi du mercredi 28 octobre, à l'Assemblée nationale. Les groupes politiques doivent faire part de leurs propositions et le gouvernement détaillera les mesures engagées sur le remplacement de Parcoursup. Cependant, au sein des parlementaires, un débat sans vote ne fait pas toujours sens.

"Enfin, on discute !" réagissent les socialistes, à l'image de la députée Fatiha Keloua-Hachi, pour qui ce débat est un bon début. "On va commencer par là. Nous, depuis 2018, on attend une discussion autour de la loi d'orientation et de réussite des élèves et donc la loi qui a installé Parcoursup. Cette discussion, on n'a jamais pu l'avoir", explique-t-elle.  

Toutefois, "les mots ne suffisent pas", considèrent les insoumis qui réclament un vote à l'issue du débat, pour dire non purement et simplement à Parcoursup. Louis Boyard ne veut pas des propositions de l'executif. "Le gouvernement est passé de la stratégie du pourrissement à la stratégie de l'enfumage. C'est comme ça que ça a été ressenti par les jeunes", explique-t-il.

LFI milite pour la création d'un service public de l'orientation et plus de places dans les universités. Débat ou pas, vote ou pas, le Rassemblement national, quant à lui, est partisan d'une sélection après l'obtention du baccalauréat. Il rappelle surtout que lorsque la nouvelle version annoncée de Parcoursup sera mis en place, "le gouvernement aura changé", raille Laurent Jacobelli. "Il nous a expliqué qu'il y aurait un nouveau Parcoursup ou une réforme dans un an, c'est-à-dire que ça incombera à ceux qui succéderont. Ce sont des annonces alors qu'on va laisser le bébé à son successeur", rappelle-t-il. 

Pour un député MoDem, il faut surtout changer de focale, ne plus se concentrer uniquement sur Parcoursup, mais sur tout le processus d'orientation avant et après avoir eu son baccalauréat.

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