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La Préfecture de police de Paris a précisé que ces arrêtés avaient été pris « à la demande du ministre de l’intérieur, au regard des risques de troubles à l’ordre public, notamment à la suite de l’attentat de Trappes ».

Le préfet de police de Paris et le préfet des Hauts-de-Seine ont pris, jeudi 29 octobre, des arrêtés d’interdiction, l’un concernant le colloque prévu samedi au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine) du collectif d’extrême droite Objectif Remigration, et l’autre sa manifestation organisée dimanche à Paris. La Préfecture de police de Paris (PP) a précisé que ces arrêtés avaient été pris « à la demande du ministre de l’intérieur, au regard des risques de troubles à l’ordre public, notamment à la suite de l’attentat de Trappes ».

Plusieurs organisations avaient appelé mercredi soir à des contre-manifestations pour barrer « la route aux fascistes et à leur poison meurtrier », près d’une semaine après l’attentat raciste dans les Yvelines. « Pendant trois jours, l’extrême droite entend faire de Paris et des Hauts-de-Seine le théâtre de sa propagande raciste en organisant des événements sur le thème de la “remigration” », écrivaient, dans un communiqué envoyé mercredi soir, une vingtaine d’organisations, la plupart locales, dont Plessis Insoumis, NousToutes92 ou encore Utopia56. Ce mot de « remigration » est employé par l’extrême droite pour définir sa politique d’expulsion de masse des personnes d’origine étrangères. « Derrière le terme de “remigration”, un projet politique : la déportation massive de personnes racisées », critique ce communiqué.

Un peu plus tôt cette semaine, le maire de Paris avait annoncé avoir saisi le préfet de police pour « lui demander d’examiner les risques associés à ces trois événements et de prendre toutes les mesures nécessaires, y compris leur interdiction si les conditions légales sont réunies ». « La haine raciste n’a pas sa place, ni dans nos librairies, ni dans nos rues », avait également déclaré sur X le conseiller de Paris et sénateur communiste Ian Brossat.

La France insoumise (LFI) ainsi que le maire socialiste de Paris, Emmanuel Grégoire, avaient dénoncé mercredi la tenue de tels événements, LFI les qualifiant de « néofascistes ». Dans ce communiqué, les organisations appellent à se réunir à 16 h 30 vendredi devant une librairie du 17e arrondissement de Paris pour dénoncer la séance de dédicace du militant autrichien d’extrême droite Martin Sellner, qui vient présenter un ouvrage intitulé Remigration – aucune information n’a été donnée pour le moment sur la tenue de cet événement.

Le Monde avec AFP

Source: Le Monde · Le Monde avec AFP

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