Des policiers anti-émeute interviennent dans une rue de Paris lors de la manifestation du 31 octobre. Abdul Saboor / REUTERS

DÉCRYPTAGE - Le patron du syndicat des commissaires de police fustige « un fascisme rouge, de rue, qui ruine notre pays ». Il en appelle à un sursaut républicain.

« On ne peut pas continuer comme cela, on ne peut pas refaire les “gilets jaunes” de 2018. » Frédéric Lauze, secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), oscillait dimanche entre colère et inquiétude face au mouvement social qui semble s’ancrer dans la durée.

« Nous sommes face à des angoisses, elles existent. Cela va durer car il n’y a pas de texte à retirer, pas de mesures objectives qui s’imposent. Soixante-dix mille policiers ont été mobilisés encore cette fois-ci. Pour assurer le maintien de l’ordre, ils sacrifient tous leurs week-ends, leur vie de famille, leurs enfants. C’est une fatigue immense. Tous les samedis, ils sont confrontés à la violence, aux pillages, aux razzias, à des délinquants d’ultragauche qui brûlent des policiers et cassent des commerces. Cela n’a plus rien à voir avec des revendications. Ce sont des rituels de violence que l’on retrouve également tous les 31 décembre et 14 juillet. »

Banalité de la violence comme mode d’action

Face à la répétition de ces manifestations…

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Source: Le Figaro · Paule Gonzalès

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