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La couverture de la manifestation de samedi et des dégradations commises en marge des cortèges, sur les chaînes d’info mais pas seulement, a provoqué de multiples saisines de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel.
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Retourner dans les manifestations, au risque des gaz lacrymogènes et des prises à partie par des manifestants. Tenir des heures d’antenne, en espérant faire le moins d’erreurs possible, et réagir de manière appropriée si l’un des intervenants en plateau tient des propos problématiques. Une semaine après une mobilisation lycéenne et contre la vie chère qui a échappé à tout contrôle dans plusieurs villes, samedi 17 octobre, les rédactions audiovisuelles s’attendent à un nouveau week-end à haut risque pour l’information. Le 17 octobre et dans les jours qui ont suivi, les erreurs, dérapages et les choix éditoriaux discutables ont été si nombreux qu’ils ont provoqué une multitude de saisines de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom). L’Autorité a même jugé utile, jeudi 22 octobre, d’envoyer un courrier aux chaînes de télévision afin de les rappeler à leurs diverses obligations à garantir au public une information rigoureuse et fiable, et de les appeler à « la plus grande vigilance dans le traitement médiatique de l’actualité ».
Pour LCI, les difficultés ont commencé dès le début d’après-midi de samedi. Alors que Bruno Pomart, l’ancien instructeur du RAID, l’unité d’intervention de la police nationale, commente les images des premiers affrontements sur la place de la République, à Paris, il évoque des « révolutionnaires d’Allah », « des Che Guevara ratés ». Auprès du Monde, ce bon client des chaînes d’info se défend d’avoir tenu de tels propos, assurant avoir voulu dire, en cherchant ses mots, « révolutionnaires d’à la Che Guevara ». Il n’empêche : la séquence, objet d’une saisine au moins, sera examinée par le collège de l’Arcom, et le groupe TF1 n’est pas près d’inviter de nouveau l’ancien policier.
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Source: Le Monde · Aude Dassonville, Michaël Moreau
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