Dans la foule de manifestants, les pancartes «Bismillah c’est les ténèbres» sont légions. Yves Herman / REUTERS

RÉCIT - Des militants musulmans dénoncent l’utilisation du mot «bismillah» en manifestation. Au moins l’un d’entre eux est passé à l’acte. Un signe marquant de l’«extrémisme», selon une islamologue.

La phrase pave des légions entières de pancartes dans les cortèges des manifestations. Depuis le début des mobilisations lycéennes, «Bismillah c’est les ténèbres » est devenu l’un des slogans les plus repris des étudiants en colère. Son origine? Une simple capture d’écran d’une conversation Snapchat, largement relayée sur les réseaux sociaux début octobre. On y lisait le message d’un certain «Mamadou»: «Salut! Bismillah c’est les ténèbres. C’est quand le blocus wallah  mon frangin. On vas tout casser. Met moi dans le groupe blocus Aichek (sic)», suivi de deux émoticones de drapeau algérien.

Jamais authentifié, ce message, reçu par un étudiant, a rapidement suscité les moqueries de nombreux internautes, qui ont tourné en dérision le langage employé, et estimé que la missive avait non pas été rédigé par un lycéen musulman, mais par un policier cherchant à infiltrer un groupe d’étudiants mobilisés. Une technique par ailleurs largement employée par la police dans le cadre de la lutte contre…

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Source: Le Figaro · Steve Tenré

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