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Contrairement à ce qu’avance le gouvernement, les chercheurs n’ont pas trouvé de traces d’une coordination particulière des actions violentes sur le réseau social, ni d’une forte viralité des appels à en commettre.
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Pour Sébastien Lecornu, aucun doute : les réseaux sociaux ont joué « un rôle décisif (…) dans la cristallisation et la viralité de mots d’ordre illicites mais aussi comme leviers de coordination opérationnelle des violences au cours des manifestations ». Ainsi le premier ministre justifiait-il sa demande faite aux fournisseurs d’accès à Internet, dans une lettre révélée par le média Blast, de se tenir prêts à couper l’accès aux grandes plateformes. Objectif : éviter des saccages et pillages similaires à ceux survenus lors de la mobilisation du 17 octobre.
Pour vérifier ces allégations, trois chercheurs du Centre pour la recherche économique et ses applications ont analysé, avec l’aide de l’intelligence artificielle, près d’un million de vidéos publiées du 1er septembre au 29 octobre à propos des mobilisations. Totalisant 16 milliards de vues et 4,5 millions de commentaires, ces contenus ont été collectés sur TikTok, réseau choisi « notamment parce qu’il est très utilisé par les jeunes pour s’informer », explique au Monde Isabelle Guinaudeau, chercheuse au CNRS et coautrice de l’étude parue mardi 3 novembre. « Mais aussi car les pouvoirs publics l’ont souvent pris pour cible », ajoute-t-elle.
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Source: Le Monde · Nicolas Six
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