Azelma Sigaux, figure du mouvement dans la Haute-Loire, estime sur ICI Saint-Etienne Loire, qu'Emmanuel Macron "déconsidère totalement les gilets jaunes".

Radio France

Publié le 30/10/2026 09:33

Temps de lecture : 2min

Le mouvement des gilets jaunes continue de se mobiliser. (France 3 Rhône Alpes)
Le mouvement des gilets jaunes continue de se mobiliser. (France 3 Rhône Alpes)

"Rien n'a changé depuis 2018, tout a empiré", estime Azelma Sigaux, figure des gilets jaunes dans la Haute-Loire et porte-parole de la coordination nationale des Gilets jaunes, vendredi 30 octobre sur ICI Saint-Étienne Loire. Elle appelle à manifester samedi 31 octobre dans toute la France.

"Le mot d'ordre pour cet épisode, c'est vraiment la convergence des luttes, et je suis très contente d'en faire partie", explique la figure des gilets jaunes. Elle assure que la coordination n'a "aucun dialogue avec le gouvernement, ni avec Emmanuel Macron qui d'ailleurs déconsidère totalement les gilets jaunes" et qu'elle "n'est pas du tout écoutée". Au lieu de ça, il y a "en face de la répression et des interdictions qui pleuvent", dénonce Azelma Sigaux.

Plusieurs interdictions de manifester ont été annoncées, comme dans sa région au Puy-en-Velay, dans le centre-ville, ou encore à Saint-Étienne. "On en a assez de nous faire imposer soit des parcours, soit de nous faire carrément interdire la manifestation qui est un droit constitutionnel", rappelle-t-elle. Or, selon cette représentante des gilets jaunes, "ce qui est inquiétant, c'est que, plus on interdit, plus ça incite des personnes à braver ces interdits, à manifester illégalement et à s'attrouper dans des endroits qui ne sont pas du tout sécurisés, avec aucun dispositif en place". Elle estime que ces interdictions sont "pires, ça génère de la violence".

Cette nouvelle mobilisation des Gilets jaunes est dans la continuité de 2018, mais "ça se précise, ça se structure, ce qui n'était pas du tout le cas en 2018", ajoute Azelma Sigaux, qui explique que cette fois "une cause commune prend encore plus le pas sur les affinités politiques". "Ça s'élargit aussi et en même temps ça se précise dans les revendications qui sont centrées autour de la décroissance, l'anticapitalisme, puisque c'est pour nous le capitalisme qui génère tous ces maux", analyse-t-elle, "que ce soit la précarité, les injustices sociales, mais également les problèmes écologiques, les problèmes dans les services publics". Pour elle, "c'est l'humain qui est considéré comme une marchandise. C'est ça que nous, on dénonce."

La seule chose qui pourrait calmer cette mobilisation selon elle "c'est qu'on entende nos revendications ou que Monsieur Macron démissionne parce qu'il n'a plus aucune légitimité à être là", assure Azelma Sigaux. Elle prévient que le mouvement "risque de continuer longtemps". Les gilets jaunes soutiennent aussi l'appel à la mobilisation sociale le 5 novembre et "on va continuer le 6 et le 7 novembre aussi, et au-delà", assure-t-elle.

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Source: Franceinfo · franceinfo, avec ICI Saint-Etienne Loire

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