RÉCIT - Pour des élus, comme Maria Elvira Salazar, dont la circonscription compte 70 % de Latinos hostiles à la politique migratoire de l’Administration, Trump est devenu radioactif.
Comme une célébrité, Maria Elvira Salazar a débarqué de son SUV noir aux vitres teintées, acclamée par ses fans. Sur fond de cumbia à plein volume, et sous les caméras de télévision, les électeurs se sont bousculés pour prendre des selfies avec la députée. Dans son fief du sud de Miami, l’élue républicaine aux origines cubaines tente de se faire réélire en misant sur sa notoriété locale… et surtout pas sur celle de Donald Trump.
Au pupitre de cette réunion de campagne improvisée sur un carré d’herbe devant un bureau de vote de son district, Maria Elvira Salazar n’a pas prononcé une seule fois le nom du président américain, comme s’il était devenu radioactif. « Cette élection est à propos des idées socialistes qui pénètrent dans le Parti démocrate », a déclaré la députée. Le chef des républicains à la Chambre des représentants, Steve Scalise, venu en soutien, a scrupuleusement respecté la consigne, tout en déployant une rhétorique complètement trumpienne.
«Nous avons le plus grand pays…
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 87% à découvrir.
Vous avez envie de lire la suite ?
Débloquez tous les articles immédiatement.
Déjà abonné ? Connectez-vous
Source: Le Figaro · Mayeul Aldebert
At a glance
- Topic
- World
- Country
- 🇫🇷 FR
- Publisher language
- FR
- Added to Allnira