Accusations de fraudes électorales, vidéos de campagne générées par intelligence artificielle, attaques mensongères contre des candidats... Les élections de mi-mandat vont débuter mardi aux Etats-Unis et les fausses informations se multiplient sur les réseaux sociaux.

Radio France

Publié le 02/11/2026 17:49

Temps de lecture : 2min

Une habitante de Virginie remplit son bulletin de vote lors du scrutin anticipé des élections de mi-mandat, à Fairfax, aux États-Unis, le 31 octobre 2026. (JIM LO SCALZO / EPA / MAXPPP)

J-1 pour les élections de mi-mandat aux Etats-Unis. Les électeurs américains sont appelés à voter mardi 3 novembre pour renouveler une grande partie des deux chambres qui composent le Congrès : la chambre des représentants et le Sénat. Les midterms ce sont aussi une multitude de scrutins locaux et une campagne électorale marquée par une avalanche de fausses informations.

Sur les réseaux sociaux, il y a notamment eu beaucoup d'accusations sur de soi-disant fraudes électorales : des machines électroniques qui modifieraient les votes, des électeurs qui seraient payés par les démocrates ou des papiers d'identité non vérifiés. Le mythe de l'élection truquée est le sujet qui a suscité le plus de contenus trompeurs durant cette campagne des midterms. C'est ce qui ressort de l'étude de Newsguard, un centre d'analyse américain sur la désinformation.

Il y a, par exemple, cette vidéo postée sur TikTok par une électrice, qui sort d'un bureau de vote à New York. Elle fait partie des près de 48 millions d'Américains qui ont voté de manière anticipée. "On m'a donné deux bulletins et sur l'un des deux, il n'y avait même pas la liste de tous les candidats, assure-t-elle dans cette vidéo. Ils ont juste effacé le nom du parti républicain et du parti conservateur. Je le jure sur ma vie. Est-ce que vous allez les laisser vous tromper comme ça ? Réveillez-vous !" En réalité, l'un des deux bulletins concernait des élections locales pour lesquelles il n'y avait tout simplement pas de candidat républicain et conservateur.

Ces accusations de fraude sont massivement relayées sur X, par le patron du réseau lui-même, Elon Musk, mais aussi sur les comptes de Donald Trump, ou encore dans des podcasts conservateurs ou à la télévision.

Ce qui a marqué cette campagne ce sont aussi des clips faits avec IA. Ce sont des vidéos de moins d'une minute qui reprennent les codes des séries. A chaque fois le héros ou l'héroïne est un candidat démocrate, comme le sénateur de Géorgie Jon Ossoff, qui est accusé d'avoir fait de la chirurgie esthétique. Ce qu'il a nié. Mais le camp républicain continue de l'attaquer sur ses dépenses esthétiques. Autre cible de ces spots mensongers financés par des groupes de soutien aux Républicains : le candidat au Sénat Abdul El-Sayed, accusé à tort de souhaiter la destruction de l'Etat d'Israël.

Des fausses informations qui sont notamment relayées par les IA conversationnelles. Comme en France, avant de faire leur choix, les électeurs sont de plus en plus nombreux à interroger une IA (Gemini, Claude ou encore Deepseek). Sauf qu'au sujet des midterms, elles ne sont pas très fiables. Selon une étude de la start-up Forum AI, 40% des réponses fournies par les IA conversationnelles contenaient au moins une erreur factuelle. Lors du test, les chatbots ont par exemple attribué à des candidats des propos qu'ils n'ont jamais tenus. Ils se sont aussi trompés sur leur parcours professionnel. Les IA ont aussi donné des informations erronées sur la date limite pour voter par correspondance.

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Source: Franceinfo · franceinfo

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