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La guerre en Iran et l’envolée du coût de la vie, malgré les promesses du président des Etats-Unis de juguler l’inflation et de ne plus engager son pays dans une aventure militaire extérieure, suscitent de fortes interrogations dans le camp républicain.
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Donald Trump ne le reconnaîtra jamais, surtout à l’approche des élections de mi-mandat, prévues le 3 novembre. Mais que donnerait-il pour rembobiner cette année 2026 ? Revenir à ses prémices, à ce raid spectaculaire au Venezuela le 3 janvier pour enlever son président, Nicolas Maduro ? Son second mandat a ensuite basculé. Il y eut les deux morts de Minneapolis (Minnesota) en janvier, tués par les agents fédéraux de l’ICE, chargés de la traquer des clandestins, provoquant une onde de choc dans la société. Il y eut surtout la guerre en Iran, déclenchée fin février avec Israël, qui marqua un double reniement.
Le candidat Donald Trump avait promis que le coût de la vie serait rapidement jugulé et qu’aucune nouvelle aventure militaire extérieure ne serait engagée. Le naufrage stratégique face à Téhéran, l’absence d’issue proche et honorable, mais surtout l’explosion du prix de l’essence – 2,98 dollars (2,66 euros) le gallon fin février, 4,28 dollars aujourd’hui – ont enfermé le président américain dans une équation politique infernale. Ses sorties emphatiques sur un supposé « âge d’or » tournent à vide depuis des mois. Le seul or que retient l’opinion publique est celui qui couvre les murs du bureau Ovale, par la seule volonté d’un Midas s’autorisant tout.
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Source: Le Monde · Piotr Smolar
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