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Le gouverneur texan Greg Abbott a annoncé un moratoire sur les centres de données, de plus en plus impopulaires dans son Etat comme partout ailleurs aux Etats-Unis. Les électeurs s’alarment de leurs besoins énergétiques et en eau. Pour autant, la peur de l’IA ne s’est pas complètement imposée dans la campagne des midterms.
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La cote d’alerte a été atteinte à la fin de l’été, lorsque le gouverneur du Texas, Greg Abbott, républicain candidat à un quatrième mandat, a annoncé un moratoire sur les centres de données (data centers). « Pour le dire simplement, les Texans doivent passer avant tout », a-t-il déclaré dans un communiqué le 21 septembre. « Les centres de données doivent assumer leurs propres coûts, protéger notre réseau électrique et nos ressources en eau, et mener à terme les audits requis. Tant que ces conditions ne seront pas remplies, la commission du Texas sur la qualité de l’environnement ne délivrera aucune autorisation sollicitée par des projets de centres de données. »
La volte-face politique est spectaculaire, dans ce Texas riche en énergies gazière, éolienne et solaire, qui rêvait il y a un an de devenir le havre des data centers, lors de l’annonce d’un plan d’investissements de 40 milliards de dollars par Google. « Le Texas est l’épicentre du développement de l’intelligence artificielle ; un lieu où les entreprises peuvent conjuguer innovation et essor énergétique », s’était vanté M. Abbott le 14 novembre 2025. « Nous devons veiller à ce que l’Amérique demeure à la pointe de la révolution de l’IA et le Texas est l’endroit tout indiqué pour y parvenir », ajoutait le gouverneur. Des centaines de projets ont afflué dans l’Etat, susceptibles de consommer jusqu’à 474 gigawatts, l’équivalent de 470 réacteurs nucléaires, soit plus de cinq fois la demande de pointe de l’Etat.
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Source: Le Monde · Arnaud Leparmentier
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