Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous.

Se connecter

Vous n’êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

Environ 80 % de ces étudiants en dernière année ont été affectés dans des zones en grande difficulté d’accès aux soins. Ils assureront, pendant un an de stage, les consultations, soins et suivi des maladies chroniques, tout en restant sous la responsabilité d’un praticien maître de stage.

Dans le cabinet d’un médecin généraliste à Bordeaux, le 7 janvier 2015.

Trois mille « docteurs juniors » arrivent, lundi 2 novembre, dans les cabinets, maisons et centres de santé pour un an de stage, destiné à compléter leur formation et les encourager à s’installer dans les déserts médicaux.

Suite à une réforme adoptée en 2022, ces jeunes généralistes ayant déjà soutenu leur thèse, doivent poursuivre leur formation, qui passe désormais à neuf ans (premier cycle, externat et internat inclus), s’alignant sur celle des médecins spécialistes. Ils sont ainsi les premiers pour lesquels l’internat de médecine générale passe de trois à quatre ans.

Comme un médecin inscrit à l’Ordre, ils assurent les consultations, soins et suivi des maladies chroniques, mais restent sous la responsabilité d’un praticien maître de stage.

Le gouvernement espère que leur déploiement va faciliter l’accès aux soins et à terme, les installations en ville, en particulier dans les zones où les besoins sont les plus criants.

Environ 80 % d’entre eux ont été affectés dans des zones en grande difficulté d’accès aux soins (ZIP, ZAC, et quartiers de politique de la ville), selon le ministère de la santé. Leur dernière année se décompose en deux stages de six mois.

Plus de cent praticiens dans la « diagonale du vide »

La grande majorité vont exercer quatre jours par semaine en cabinet, maison de santé pluriprofessionnelle ou en centre de santé. Plus rarement, d’autres vont travailler en établissement de santé, suivant leur projet professionnel.

Comme tout interne ils sont rémunérés : un peu plus de 2 700 euros mensuels, avec 400 euros supplémentaires de prime « d’autonomie supervisée », plus une prime allant jusqu’à 1 000 euros (en fonction du recul de la zone), et une autre pour les gardes, selon le ministère.

Leur répartition dépend notamment des besoins de santé et du nombre de maîtres de stage ayant pu être formés. L’Ile-de-France accueillera par exemple 400 docteurs juniors, dont 74 en Seine-Saint-Denis, 64 dans l’Essonne, ou 58 à Paris, selon l’Agence régionale de santé (ARS).

Ils seront 102 en Centre-Val-de-Loire, au cœur de la « diagonale du vide » médical, dont 21 dans le Loir-et-Cher et le Loiret, 18 en Eure-et-Loir ou 16 dans l’Indre. « La totalité des terrains de stage » est en zone sous-dense, affirme l’autorité de santé de cette région.

Il y en aura également 241 en Occitanie, avec par exemple 59 praticiens en Haute-Garonne, 35 dans le Gard, 14 dans l’Aveyron, ou 6 dans le Lot et en Lozère.

Écouter aussi Pourquoi la France fait face aux déserts médicaux

Le Monde avec AFP

Source: Le Monde · Le Monde avec AFP

At a glance

Topic
World
Country
🇫🇷 FR
Publisher language
FR
Added to Allnira