ENTRETIEN - L’ancien ministre macroniste s’inquiète de la rivalité entre Édouard Philippe et Gabriel Attal, une «cannibalisation» du bloc central. Pour sortir de cette incertitude, il réclame l’organisation de débats télévisés entre les candidats qui «refusent les extrêmes».
À six mois de l’élection présidentielle, «il faut écarter le défaitisme qui risque de nous gagner, en réglant la question du casting une bonne fois pour toutes». C’est l’alarme de Marc Ferracci, l’ancien ministre de l’Industrie et de l’Énergie. Aujourd’hui député Renaissance des Français de l’étranger, il vient de publier «Société du plein-emploi, une réponse au malaise français» (Odile Jacob).
LE FIGARO.- Le bloc central semble incapable de se faire entendre depuis les manifestations du 17 octobre, émaillées de violences. Entre le RN et LFI, comment votre camp peut-il retrouver de la voix ?
MARC FERRACCI.- L’extrême droite et l’extrême gauche bénéficient du climat de violence. Elles veulent nous enfermer dans leur confrontation, en surfant sur la colère et les fractures du pays. Si nous les laissons imposer les seuls sujets sécuritaires et identitaires, la campagne et l’élection présidentielle se passeront mal. Il est urgent de ramener le débat sur la question essentielle de la création…
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Source: Le Figaro · Tristan Quinault-Maupoil
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