Par Le Figaro avec AFP
Publié le 30/10/2026 à 10h19
Dans un arrêté, le préfet des Bouches-du-Rhône autorise uniquement les manifestations qui seront déclarées en préfecture. La semaine dernière, le préfet avait dans un premier temps interdit toute manifestation.
Passer la publicité Passer la publicitéLes manifestations à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône à l'occasion de la nouvelle journée de mobilisation sociale du 31 octobre seront autorisées à condition d'être déclarées préalablement, selon des arrêtés pris jeudi par la préfecture.
Ces arrêtés sont donc à l'opposé de ceux de la semaine passée lorsque la préfecture avait décidé dans un premier temps d'interdire tous les rassemblements dans ce département du sud-est de la France, avant de finalement autoriser une manifestation intersyndicale à Marseille.
Pas de dépôt de manifestation
Selon les arrêtés publiés jeudi après-midi dans le recueil des actes administratifs et archives (RAA) du département, «les manifestations et les rassemblements revendicatifs non déclarés» seront interdits dans certains secteurs, notamment les centres-villes et principales zones commerciales de Marseille, Aix-en-Provence, Miramas, Aubagne, Salon-de-Provence, Les Pennes-Mirabeau, Arles et Cabriès entre vendredi 18 heures et lundi 5 heures.
«Je n'ai pas à l'heure où on se parle de dépôt de manifestations» pour samedi, a expliqué en milieu de journée le préfet des Bouches-du-Rhône Jacques Witkowski. «En revanche, circulent tout un tas de propositions : "Venez vous rassembler à tel endroit, etc., ça va être la grande fête", ça c'est totalement irresponsable», a-t-il ajouté.
Contactée par l'AFP, une organisation syndicale coorganisatrice de la manifestation du samedi 24 octobre autorisée à Marseille a affirmé dans la soirée ne pas avoir déposé de demande en préfecture pour le rassemblement du samedi 31 octobre, prévu à 14 heures. En amont de la mobilisation du 24 octobre, la préfecture avait interdit toutes les manifestations, déclarées ou non déclarées, à Marseille et dans 31 communes des Bouches-du-Rhône «pour des raisons évidentes de sécurité et de disponibilité des forces de sécurité intérieure».
Couvre-feu
Pour Marseille, la préfecture avait ensuite fait marche arrière vendredi, veille du rassemblement, en autorisant une manifestation intersyndicale «à titre dérogatoire». En parallèle, le tribunal administratif de Marseille avait partiellement suspendu samedi matin l'arrêté préfectoral en autorisant les cortèges dans cinq autres communes du département, Gardanne, Istres, Martigues, Miramas et Tarascon où aucun incident n'avait été recensé le 17 octobre.
Parmi les arrêtés publiés jeudi figure également la reconduction, comme le week-end passé, d'un couvre-feu pour les mineurs non accompagnés dans les communes de Marseille, Aubagne, les Pennes-Mirabeau et Cabriès entre vendredi 23 heures et lundi 05 heures notamment dans leur centre-ville. À Nice, après plusieurs interdictions de manifester dans le centre-ville, la préfecture des Alpes-Maritimes a cette fois-ci donné son autorisation pour un rassemblement samedi.
Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP
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