Après les violences en marge des manifestations du 17 octobre, l'acte 2 se déroule sous très haute sécurité, avec 70 000 policiers et gendarmes mobilisés à travers la France.

Ce qu'il faut savoir

La France vit une nouvelle journée sous haute tension. Gilets jaunes, syndicats, lycéens et étudiants défilent à nouveau, samedi 24 octobre, une semaine après que l'acte 1 de leur mobilisation contre la vie chère a été marqué par des pillages et des violences en marge des cortèges. Pour cette journée, les autorités ont prononcé de nombreuses interdictions de manifester, tandis que le dispositif sécuritaire a été considérablement renforcé. Militaires de la force Sentinelle, unités d'élite de la police et de la gendarmerie, comme le Raid ou le GIGN, hélicoptères et blindés : le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, critiqué pour la gestion du 17 octobre a annoncé pour samedi un dispositif policier "massif". Suivez notre direct.

• De nombreuses interdictions de manifester et des zones à l'accès restreint. A Marseille, après avoir annoncé l'interdiction de tout rassemblement, la préfecture a finalement accordé une autorisation "à titre dérogatoire" à la manifestation intersyndicale. Les manifestations sont interdites dans une vaste partie du centre-ville de Lyon, où plus de 150 commerces ont été dégradés et l'office de tourisme incendié le 17 octobre. Si une manifestation syndicale se tiendra à Strasbourg, des interdictions de manifester ont été prises dans de nombreuses villes dont Nancy, Metz, Besançon, Belfort, Rouen, Le Havre, Toulon, ainsi qu'à Limoges où la mairie a été incendiée le 17.

• A Paris, un parcours changé à la dernière minute. A Paris, où un seul cortège syndical a été autorisé, la modification du parcours à la dernière minute par la préfecture de police a suscité l'incompréhension de l'intersyndicale. Le nouveau tracé, entre la Porte de Vincennes et la Porte d'Italie, est "impossible à sécuriser", a affirmé le cosecrétaire général de la CGT de Paris, Karl Ghazi. Dénonçant un itinéraire "imposé", les organisateurs ont annoncé qu'ils iront tout de même à Bastille comme initialement prévu.

• Le Conseil de l'Europe appelle à respecter le droit de manifester. Le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe a appelé samedi les États secoués par des mouvements de protestation à respecter le droit de manifester et à privilégier la "désescalade" dans le maintien de l'ordre. "J'appelle les États membres à protéger le droit à la liberté de réunion pacifique et à veiller à ce que l'encadrement par les forces policières respecte les droits humains", a déclaré Michael O'Flaherty.

Source: Franceinfo · Mathilde Goupil, Marie-Adélaïde Scigacz

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