Par Le Figaro avec AFP
Publié le 31/10/2026 à 11h59, mis à jour le 31/10/2026 à 12h11
Initialement, la manifestation devait partir de la place de la Bastille et arriver à Nation. Finalement, le tracé, de la porte de Bagnolet à celle de Charenton, évitera le centre de Paris.
Passer la publicité Passer la publicitéLa CGT a appelé samedi les manifestants parisiens à rejoindre le seul cortège autorisé samedi, entre Porte de Bagnolet et Porte de Charenton, après la décision du Conseil d'État d'invalider un autre tracé. «On n'appelle jamais à aller sur des parcours interdits. Donc, contraints, forcés et la mort dans l'âme, nous appelons à rejoindre l'itinéraire autorisé», a déclaré Karl Ghazi, co-secrétaire général de l'UD CGT Paris.
Dans une ordonnance, le Conseil d'État a annulé samedi la décision du tribunal administratif de Paris autorisant le parcours dans le centre proposé par les organisateurs de la principale manifestation samedi, qui avait été interdit par la préfecture de police. Le parcours validé pour cette journée à risques est celui proposé par la préfecture, de la porte de Bagnolet à celle de Charenton, en périphérie de la capitale. Le parcours initial prévoyait de partir de la place de la Bastille pour rejoindre celle de la Nation.
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«Risques d’exactions»
«L’interdiction de cet itinéraire et la proposition d’un itinéraire alternatif (...) permettant de préserver la pleine liberté de manifester ainsi que la visibilité des revendications sur un parcours sécurisé jusqu’à sa dispersion et, par une meilleure allocation des forces de sécurité, de limiter les risques d’exactions en marge du rassemblement (...) apparaît nécessaire et n’est ni inadaptée ni disproportionnée», argue notamment le Conseil d’État. L’entourage du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a averti que «des épisodes de violences urbaines comparables à ceux du 17 octobre sont anticipés tout au long de la journée» de samedi et «à partir de la tombée de la nuit».
De son côté, La Fage, fédération des associations générales étudiantes en France, a dénoncé «une nouvelle entrave au droit de manifester» après l’interdiction du parcours parisien initial par le Conseil d’État samedi. «Nous dénonçons une nouvelle entrave au droit de manifester, une grave remise en cause de notre droit à exprimer nos revendications et plus largement une mise en danger volontaire des cortèges», écrit la FAGE dans une réaction transmise à l’AFP.
Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP
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