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L’exécutif, comme les partis du bloc central, de la droite et de l’extrême droite, accuse les « insoumis » d’attiser les violences. Le président du Sénat, Gérard Larcher (Les Républicains), a estimé, mardi, que la question de l’interdiction de La France insoumise « peut être posée ».

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Les rangs des « insoumis », à l’Assemblée nationale, à Paris, le 20 octobre 2026.

Rarement la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale aura été le théâtre d’un face-à-face aussi éruptif entre Sébastien Lecornu et les députés de La France insoumise (LFI) que mardi 20 octobre. Un dialogue de sourds où chacun semble avoir trouvé son épouvantail commode : les « insoumis » aux yeux du gouvernement, et le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, pour les troupes de Jean-Luc Mélenchon.

Ce fut à Manuel Bompard, historique directeur de campagne du candidat Mélenchon, de tirer la première salve de critiques. Sous les applaudissements de ses pairs, le député des Bouches-du-Rhône dénonce la « stratégie de pourrissement » et l’« amateurisme » du locataire de la place Beauvau. « Vous ne vous en sortirez pas en manipulant les services de renseignement pour accuser La France insoumise de violences qu’elle a toujours refusées », lance Manuel Bompard, en référence à un article de Mediapart, publié le 19 octobre, selon lequel des fonctionnaires du renseignement territorial auraient reçu la consigne d’imputer à LFI les violences en marge des mobilisations.

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Source: Le Monde · Mariama Darame, Olivier Pérou, Robin Richardot

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Politics
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