Le gouvernement s’apprête à faire une série d'annonces lundi après avoir reçu les organisations lycéennes et étudiantes.

Radio France

Publié le 26/10/2026 10:03

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Lors de la manifestation du 24 octobre à Paris. (NICOLAS TUCAT / AFP)
Lors de la manifestation du 24 octobre à Paris. (NICOLAS TUCAT / AFP)

Effectifs, Parcoursup, état des bâtiments… Le ministre de l'Éducation a promis des "réponses très concrètes" après un mois de mobilisation des lycéens et étudiants. Le gouvernement doit faire lundi 26 octobre une série d'annonces. Elles seront d'abord faites aux premiers concernés. Le Premier ministre Sébastien Lecornu recevra les organisations lycéennes à 14h30. Une heure plus tard, le ministre de l'Éducation nationale Edouard Geffray aura rendez-vous en visio avec les syndicats enseignants.

Le gouvernement prévoit pour l'instant la suppression de 1588 postes d'enseignants pour la prochaine rentrée scolaire. Sophie Venetitay espère un rétropédalage. Elle représente le SNES FSU, premier syndicat des collèges et des lycées. "C'est un sujet qui est repris par quasiment tous les partis politiques contraints de débattre du budget à l'Assemblée nationale. Il semble y avoir quand même un consensus. Mais au regard de l'état des collèges et des lycées, on ne pourra pas se contenter d'annuler les suppressions d'emploi, il faudra véritablement créer des nouveaux emplois", estime-t-elle.

Le syndicat demande aussi des revalorisations salariales, un plan de rénovation du bâti scolaire et une rupture avec les dernières réformes. Pour Sophie Venetitay, "tous les problèmes qui se posent sur le contrôle continu et le stress des élèves, sur les emplois du temps, tout ça, ce sont les résultats des réformes de Jean-Michel Blanquer".

"Il faut 'déblanquériser' le lycée et en finir avec toutes ces réformes."

Sophie Venetitay, représentante au SNES FSU

à franceinfo

L'Union syndicale lycéenne, elle, veut en finir avec Parcoursup. Le 23 octobre, Emmanuel Macron leur a déjà promis une refonte de la plateforme et plus de transparence. "Nous, ce qu'on demande, ce n'est pas plus de transparence. C'est-à-dire qu'on ne veut pas mieux savoir comment on est sélectionné. Ce qu'on veut, c'est tout simplement ne plus être sélectionné. C'est pour ça qu'il faut une abrogation pure et simple de Parcoursup. Rien d'autre. Lorsque quelqu'un veut s'inscrire à l'université, il a une place garantie s'il a le bac", plaide Marius Ménil, co-secrétaire général du syndicat. Il prévient, "on ne fera, dit-il, aucun compromis."

"Si les annonces ne sont pas à la hauteur, nous continuerons à appeler à la mobilisation", a déclaré lundi matin sur franceinfo Pierre Sourzat, président de l’organisation "Les Lycéens !". "Il faut que les propositions soient transcrites en texte réglementaire ou législatif, on va traiter avec Sébastien Lecornu de la mise en place opérationnelle" des mesures, explique-t-il. "On attend qu'il nous présente un calendrier".

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