Par Le Figaro avec AFP

Publié le 06/11/2026 à 04h16, mis à jour le 06/11/2026 à 04h51

Au Kam San, un instituteur devenu l’un des leaders du mouvement prodémocratie, le 12 décembre 2024. EDUARDO LEAL / AFP

L’ancien enseignant de 69 ans a longtemps été l’un des leaders du mouvement prodémocratie dans l’ancienne colonie portugaise rétrocédée à la Chine.

Un tribunal de Macao a condamné vendredi l’ex-député local Au Kam San à 12 ans et six mois de prison pour plusieurs crimes dont la subversion, à l’issue du premier procès dans le territoire lié aux lois de sécurité nationale.

L’ancien enseignant de 69 ans a longtemps été l’un des leaders du mouvement prodémocratie dans l’ancienne colonie portugaise rétrocédée à la Chine. Il a été arrêté en juillet 2025, les autorités l’accusant d’entretenir des liens avec des groupes étrangers mettant la Chine en danger. Le Macanais a été reconnu coupable vendredi de «subversion contre le pouvoir politique de l’État», selon un communiqué du tribunal.

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Au Kam San a «personnellement fourni, sur une longue période, une aide et collaboration à des organisations hostiles étrangères pour la collecte, la préparation et la diffusion publique de diverses images et informations manifestement empreintes de revendications politiques à caractère subversif à l’égard de l’autorité politique de l’État», indique le communiqué. Il a également cherché à «inciter les résidents de Macao à la haine envers le gouvernement» dans l’intention de «renverser et de porter atteinte au système fondamental de l’État», ajoute-t-il.

«Érosion du pluralisme politique»

L’Union européenne avait condamné l’an dernier son arrestation, estimant que celle-ci ne faisait qu’accroître les inquiétudes concernant «l’érosion du pluralisme politique» dans ce territoire. Il est la première personne condamnée en vertu des lois de sécurité nationale dans l’île.

L’ancien territoire portugais rétrocédé à la Chine en 1999 dispose de son propre système juridique, largement fondé sur le droit portugais. Mais Macao a adopté une loi sur la sécurité nationale en 2009 punissant les actes de trahison, sécession et subversion contre le pouvoir central, élargie en 2023 avec l’objectif affiché de prévenir les ingérences étrangères.

Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP

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