Des riverains d’Athis-Mons, ainsi que le maire de cette commune de l’Essonne, pointent du doigt les conséquences du passage incessant d’avions au-dessus des habitations. Le Groupe ADP (Aéroports de Paris) rejette toute responsabilité, qu’il impute à la Direction générale de l'aviation civile (DGAC).
"Quand vous perdez des tuiles et qu’un avion vient de passer, le lien est facile à faire, même si c’est contestable aux yeux d’ADP (Aéroports de Paris)", déplore Patrice. Cet habitant d’Athis-Mons, dont le domicile est situé à quelques centaines de mètres d’une piste, dénonce des dégâts causés par le survol d’avions de l’aéroport d’Orly sur sa toiture.
La piste en question est utilisée dans le cadre de rénovations menées sur l’axe habituellement emprunté par les compagnies aériennes. Selon des riverains, le survol des habitations à basse altitude fait voltiger les tuiles.
Patrice, un habitant d’Athis-Mons dont le domicile est situé à quelques centaines de mètres d’une piste, dénonce des dégâts causés par le survol d’avions sur sa toiture. • © ICI Paris Île-de-France
"Les tuiles sont tombées, elles ont ricoché sur le côté de la maison", raconte Marlène De Araujo, une habitante. "Si on n’a pas cet argent, le couvreur il ne va pas vous l’offrir le toit", déclare-t-elle également, pointant les coûts engendrés par les dégradations.
Mathieu Robin, artisan couvreur dans le quartier, a effectué une dizaine de réparations en trois mois. Il décrit "une grosse problématique au niveau des toitures" au niveau de "l'atterrissage entre le McDonald's et le Carrefour", quand "les avions sont entre 60 et 80 mètres au-dessus des habitations".
De son côté, le groupe ADP rejette toute responsabilité, qu’il impute à la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), chargée de "définir les trajectoires utilisées par les compagnies aériennes". Le groupe explique avoir "sollicité leur expertise afin de déterminer les causes de ces phénomènes isolés".
Le maire PS d’Athis-Mons, Jean-Jacques Grousseau, estime qu'"il faut que les riverains (...) soient réparés à l’euro près des dégâts subis". • © ICI Paris Île-de-France
"Il n'est pas acceptable que les riverains soumis à des survols subissent un problème de tuiles endommagées", indique également le groupe, par écrit. ADP rapport "une dizaine de demandes" en cours. sont en cours.
En attendant, les signalements s'accumulent d’ailleurs sur le bureau du maire PS d’Athis-Mons, Jean-Jacques Grousseau. "On atteint parfois 4000, 5000 euros de réparations. Il faut que les riverains, qui n'ont pas demandé ces survols à basse altitude, soient réparés à l’euro près des dégâts subis", déclare l’édile.
Le groupe ADP, même s’il estime que "l’aéroport n’est pas responsable des dégâts", se dit prêt à consentir à un dédommagement de 300 euros par sinistré. La réouverture de l’axe habituellement emprunté par les avions n’est en tout pas prévue avant mi-décembre.
Reportage ICI Paris Île-de-France : F. Benbekaï / F. Castaingts.
Source: Franceinfo · Pierre De Baudouin
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