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Soins médicaux, études, organisation d’un événement sportif, indemnisation des dégats commis en marge des manifestations du 17 octobre… Nombreux sont les Français à avoir recours aux plateformes de cagnottes en ligne. Non sans poser quelques questions de sécurité pour les sites qui gèrent les montants récoltés.
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A chaque apparition d’un événement fortement médiatisé, l’élan de solidarité qui suit relève du systématisme. Le 22 octobre, plus de 237 000 euros avaient été collectés sur Leetchi et plus de 100 000 euros sur OnParticipe, afin de soutenir des commerçants touchés par les dégâts commis en marge des rassemblements du 17 octobre. Des sommes que les deux plateformes stockent chez des prestataires de paiement, respectivement Mangopay et W-HA – une filiale d’Orange France.
Emmanuel (dont le prénom a été modifié) avoue quant à lui avoir longuement hésité avant d’ouvrir une cagnotte en ligne. Depuis quatre ans, ce quinquagénaire est empêtré dans un différend judiciaire avec le propriétaire du local de son entreprise, basée à Bordeaux. Le motif ? La vente de l’immeuble, qui amènerait son commerce, ouvert il y a près de quinze ans, à définitivement fermer ses portes. « J’ai déjà payé plus de 7 000 euros de frais d’avocats, et bien d’autres sont à venir », souffle-t-il. Ouverte en septembre, sa cagnotte avoisine aujourd’hui les 1 000 euros de dons. « Les gens donnent des petites sommes, entre 15 et 20 euros. C’est un soutien qui me permet de continuer. »
Soins médicaux, études, organisation d’événements sportifs… Comme Emmanuel, nombreux sont les Français à avoir recours aux plateformes de cagnottes en ligne afin de financer des motifs divers et variés. A la manière d’Eléonore, qui, il y a deux ans, s’est soulagée d’une bonne partie des frais de vétérinaire générés par l’accident de son chat, percuté par une voiture : « Je ne pouvais pas payer les 1 200 euros demandés à moins de m’endetter. En trois jours, j’ai récolté 700 euros », relate cette assistante de formation de 24 ans. Un montant atteint selon elle grâce à la solidarité qui s’est mise en place sur Instagram, réseau social vers lequel elle s’est tournée afin de demander de l’aide.
Car les montants récoltés par les plateformes de caisses virtuelles sont toujours plus importants. Sur Leetchi, pionnier du secteur lancé en 2009 et leader de cette activité, ce ne sont pas moins de 281,5 millions d’euros qui ont été amassés par plus de 560 000 cagnottes aen 2025, selon le dernier rapport d’activité de la plateforme, publié en juin. En 2019, ce chiffre s’élevait déjà à 262 millions d’euros pour plus de 555 000 caisses créées.
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Source: Le Monde · Enzo Castéras
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