À l'occasion de la Toussaint ce dimanche 1er novembre, de nombreuses familles vont se rendre dans les cimetières afin de rendre hommage à leurs défunts. À Grenoble, Sébastien Roca, gardien de cimetière, prend ses missions à cœur afin de "réconforter" au mieux les visiteurs endeuillés.

À l'heure où d'autres partent au bureau, lui ouvre les grilles d'un lieu où le temps s’est arrêté. Dans le quartier de l'Île verte, au bord de l'Isère, Saint-Roch est le plus vieux cimetière de Grenoble. Un "petit Père Lachaise" qui compte plusieurs gardiens, dont Sébastien Roca, ancien cantonnier arrivé il y a quatre ans. Accueillir le public est sa mission principale.

"Les premiers renseignements, c'est pour savoir où se situe leur concession. Avec notre logiciel, on peut les orienter et s'ils ne trouvent pas, on les accompagne vers leur concession", explique le gardien de cimetière. "Ils oublient parfois parce qu'ils viennent rarement, donc on les guide."

Un labyrinthe de 25 km d'allées au milieu de 13 hectares de caveaux et de concessions où cet employé municipal supervise également les opérations funéraires que réalisent les entreprises spécialisées. Puis au bureau, il doit gérer l'administratif : tenir les registres à jour, informatiquement et sur papier.

"Tous les défunts inhumés à Saint-Roch sont inscrits dans ce registre. Celui-ci n'est pas tout jeune, il est de 1866", décrit Sébastien en feuilletant le vieil ouvrage, avant d'ouvrir un tiroir renfermant les fiches de concession : "C'est ce qui nous permet de contrôler la concession, les défunts qu'il y a dedans, pour savoir si on peut réinhumer ou pas."

Calme et discret, le quinquagénaire a trouvé ici le poste idéal. Un métier profondément humain dans un environnement où la nature côtoie l’histoire. "Les familles se confient parfois à moi, me racontent leur histoire, celle du défunt. Bien évidemment, je suis présent, je les écoute. Je ne questionne pas, assure-t-il. Il appartient aux familles de divulguer des informations ou pas."

durée de la vidéo : 00h02mn06s

"Les familles me racontent leur histoire, celle du défunt" : ce gardien de cimetière au chevet des endeuillés. • ©FTV

À 51 ans, Sébastien Roca n’imagine pas quitter Saint-Roch. Il s’est attaché à ce cimetière où, plus que partout ailleurs, il se sent utile aux autres : "Je suis en contact avec un public qui est en deuil. J'aime rendre service, ça les réconforte et ça les aide. Nous écoutons les gens, et nous essayons de les aider le plus simplement possible. Il faut rester humain et parler avec des mots doux pour ne pas les heurter."

Ce dimanche 1er novembre, Sébastien Roca va accueillir de nombreux visiteurs dans son cimetière de Saint-Roch à l'occasion de la Toussaint : "C'est le moment où toutes les familles viennent. Certaines ne peuvent venir qu'à ce moment-là de l'année. C'est une grosse semaine pour nous", confie-t-il.

Source: Franceinfo · Margot Desmas, Aurélie Massait

At a glance

Topic
World
Country
🇫🇷 FR
Publisher language
FR
Added to Allnira