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La filière dénonce un compromis favorable aux constructeurs automobiles et craint une accélération des suppressions d’emplois et des fermetures d’usines. Chacun espère peser lors du débat au Parlement européen mi-décembre.
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C’est encore un avertissement sévère pour la filière automobile. L’équipementier allemand Schaeffler a annoncé un nouveau plan de départs de 3 460 salariés, mardi 3 novembre, et la fermeture de cinq usines en Europe, dont quatre en Allemagne. Il y a tout juste deux ans, 4 700 emplois avaient déjà été supprimés, touchant une dizaine de sites outre-Rhin. L’entreprise souffre du déclin de l’industrie automobile allemande depuis plusieurs années. L’ensemble des équipementiers automobiles prend de plein fouet la crise de l’industrie européenne.
Ils militent pour une réaction de l’Union européenne qui doit adopter, dans les prochains mois, un accord destiné à favoriser la production sur le Vieux continent. Un premier compromis a été trouvé mi-octobre entre la France et l’Allemagne, les deux plus importants marchés d’Europe. Il prévoit un abaissement de 100 % à 90 % des objectifs de réductions d’émissions de carbone à horizon 2035 pour laisser aux constructeurs le temps d’adapter leurs chaînes de production aux véhicules électriques. En parallèle, ils devront utiliser 70 % de composants européens pour que leurs voitures profitent du label « Made in Europe » et bénéficient de subventions.
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Source: Le Monde · Matthieu Pechberty
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