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Dans une fiction inspirée par l’affaire des disparus de Mourmelon, survenue dans les années 1980, Alix Poisson incarne Jocelyne à la recherche de son fils, un jeune militaire qui s’est volatilisé de sa caserne.

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Alix Poisson (Jocelyne Veyrades), dans « Les Disparus des Argonnes », série créée par Safy Nebbou, Mary Arnaud et Julie Peyr.

FRANCE.TV – À LA DEMANDE – SÉRIE

Couronnée du prix de la meilleure série dramatique au Festival de la fiction de La Rochelle en septembre, Les Disparus des Argonnes témoigne de deux tendances lourdes de l’industrie de la télévision, fréquemment soulignées cette année lors des débats, conférences et tables rondes. D’une part, le recours à l’histoire et aux faits divers pour nourrir la fiction ; d’autre part, une certaine forme de standardisation de la fiction télévisée. Ceux qui ont vu Sambre (France Télévisions, 2023) et connaissent le travail du réalisateur Jean-Xavier de Lestrade noteront ainsi avec Les Disparus des Argonnes une parenté évidente, pas seulement due à la présence au générique de l’actrice Alix Poisson, qui l’accompagne dans son travail depuis une quinzaine d’années.

Cette filiation est pourtant ici un compliment, car, malgré ses limites, Les Disparus des Argonnes montre une hausse intéressante du niveau du true crime en France, sous l’influence du réalisateur oscarisé en 2002 pour Un coupable idéal, dans la précision du travail documentaire effectué en amont comme dans la recherche d’un dispositif original pour transmettre une histoire vraie.

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Source: Le Monde · Audrey Fournier

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