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L’ancien chef d’état-major est aujourd’hui à la tête de Yashar !, premier parti d’opposition pour les élections du 27 octobre. Entré en politique en 2022, il a pris le contrepied de la politique populiste et radicale du premier ministre sortant.

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Gadi Eisenkot, lors d’une manifestation organisée par le « Conseil du 7-Octobre », un groupe réunissant des survivants des attaques terroristes du 7 octobre 2023, d’anciens otages et leurs proches, à Tel-Aviv, le 24 octobre 2026.

Devant les étudiants de l’université de Tel-Aviv, Gadi Eisenkot avait été chaleureusement applaudi, dimanche 18 octobre, alors que se succédaient sur la scène les principaux candidats aux élections législatives qui se tiendront mardi 27 octobre, dans la dernière ligne droite d’une campagne éprouvante. De sa voix grave et forte, le leader de Yashar !, le premier parti d’opposition, s’était adressé à l’assistance sans passion ni effet de manche, en répétant, un peu mécaniquement mais méthodiquement, ses engagements.

« Ces élections sont les plus cruciales depuis la création de l’Etat. Et la question qu’il faut se poser est la suivante : quel genre de dirigeants les citoyens veulent-ils ? Veulent-ils la direction de Ben Gvir, Smotrich et Nétanyahou, qui ont lamentablement échoué le 7-Octobre ? Ou veulent-ils une direction différente, qui propose un gouvernement intègre ? », avait demandé l’ancien chef d’état-major.

Lorsque Gadi Eisenkot, 66 ans, a fondé Yashar ! (« droit » ou « intégrité », en hébreu), en septembre 2025, avec à peine une dizaine de fidèles, son pari était audacieux. L’accueil médiatique et politique avait été poli, bien que sans réel enthousiasme. L’ancien officier supérieur avait certes été élu député en 2022 sur la liste présentée par Benny Gantz, un autre ancien chef d’état-major, mais c’est peu de dire qu’il n’avait pas fait d’étincelles à la Knesset, en dehors de quelques interventions sur l’armée et sa doctrine d’emploi – le sujet qui l’a toujours le plus intéressé.

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Source: Le Monde · Luc Bronner

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