C'est la première fois depuis le scrutin du 27 octobre que le Premier ministre sortant s'empare de ces allégations, non étayées à ce stade, en sa qualité de chef du gouvernement.

France Télévisions

Publié le 04/11/2026 23:05

Temps de lecture : 1min

Benyamin Nétanyahou s'exprime face à ses partisans, le 28 octobre 2026, au lendemain des législatives en Israël. (SAEED QAQ/ZUMA/SIPA)

Un scrutin qui lui reste en travers de la gorge. "Il existe de graves soupçons selon lesquels des Etats étrangers auraient engagé des sommes considérables pour influencer les résultats des élections en Israël", a affirmé le Premier ministre sortant israélien, mercredi 4 novembre, sans apporter de preuves, ni évoquer l'impact qu'auraient eu ces ingérences sur l'issue des législatives du 27 octobre.

C'est la première fois que le chef du gouvernement israélien fait siennes les allégations d'ingérences portées par son camp, qu'il s'était jusque-là contenté de relayer sur ses réseaux sociaux. Il s'est exprimé en sa qualité de Premier ministre, devant un drapeau israélien et un logo "bureau de Premier ministre", alors que le président, Isaac Herzog, a entamé des consultations pour former le prochain gouvernement et que les autorités électorales ont validé le résultat du scrutin. L'opposition accuse le chef du gouvernement sortant de mettre ainsi en doute les résultats, dans une tentative de s'accrocher au pouvoir.

Le président de la Commission électorale, le juge Noam Sohlberg, a dénoncé, mercredi, le "danger réel" que créent ceux qui cherchent à "mettre en doute les résultats des élections". La Commission électorale avait annoncé plus tôt avoir procédé à des vérifications poussées, qui n'ont révélé "aucune irrégularité ou preuve indiquant que l'intégrité des élections a été compromise ou que les résultats ont été altérés".

Les élections n'ont pas dégagé de majorité, ni pour le camp de Benyamin Nétanyahou, qui a récolté 53 sièges, ni pour le bloc principal de l'opposition mené par le centriste Gadi Eisenkot, qui en a 48. Il faut un minimum de 61 députés pour contrôler la Knesset, le Parlement israélien. Tout pourrait dépendre de la décision des partis arabes israéliens, dont les 19 sièges pourraient permettre à Gadi Eisenkot d'obtenir une majorité confortable à la Knesset. Mais son bloc s'est jusque-là refusé à toute alliance formelle, dans une société traumatisée par l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023.

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Source: Franceinfo · franceinfo avec AFP

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