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Lors du sommet du Commonwealth qui s’est achevé mercredi, dans les Caraïbes, le gouvernement britannique a écarté tout débat sur les réparations liées à la traite des esclaves, que réclament les pays concernés. Le roi a lui exprimé son « horreur » face à l’esclavage.

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Le premier ministre britannique, Andy Burnham, à l’Université américaine d’Antigua, à Osbourn (Antigua-et-Barbuda) le 3 novembre 2026.

La formulation reste à trouver, mais le principe semble acquis : le gouvernement britannique devrait exprimer des excuses officielles pour le commerce transatlantique de millions d’esclaves, dont l’Angleterre a bénéficié de 1563 à 1807.

Lors du sommet des chefs d’Etat des 56 pays du Commonwealth –- en majorité africains et caribéens sur lesquels règne toujours Charles III –-, qui s’est achevé à Antigua-et-Barbuda, mercredi 4 novembre, le premier ministre travailliste, Andy Burnham, a annoncé l’ouverture d’un dialogue avec les pays concernés. Avec un objectif : travailler à la formulation de ce qui constituerait les premières excuses formelles de Londres pour son rôle central dans l’esclavage.

Côté britannique, le ministère des affaires étrangères mènera les discussions et une déclaration pourrait être présentée lors du sommet du G20, qui se tiendra sous présidence britannique, en novembre 2027 à Manchester. Mercredi, le chef de la diplomatie, Ed Miliband, a rappelé la position du gouvernement : « Nous sommes ouverts à l’idée de présenter des excuses, mais on ne changera pas notre position sur les réparations. Ce n’est pas la bonne réponse. Ce n’est pas faisable. » Dimanche, il avait déclaré : « On ne peut pas changer le passé, mais on peut écouter ceux dont les pays et les communautés continuent d’en ressentir l’héritage, y compris au Royaume-Uni, et construire des relations plus fortes pour le futur. »

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Source: Le Monde · Stéphanie Le Bars

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