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Aux commandes de cette adresse du 3ᵉ arrondissement de Paris, Hiroko Tabuchi est devenue la reine de l’okonomiyaki dans la capitale. Elle propose, depuis 2014, cette spécialité japonaise, entre la crêpe et l’omelette.

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Okonomiyaki laquée de sauce brune et recouverte de mayonnaise, agrémentée de fromage râpé, puis surmontée de copeaux de bonite.

C’était censé être le jour de son mariage. Nous sommes en 2010, à Tokyo, et le destin de Hiroko Tabuchi, 29 ans, est sur le point de prendre un autre tournant. L’union a bien été annoncée, mais il y a un hic : le couple s’est séparé quelques semaines avant la cérémonie. Il n’y aura pas de noces – cependant, les invitations, elles, sont déjà parties. Alors, l’amie qui l’héberge en urgence lui propose de transformer la soirée prévue en une sorte de « fête de divorce ». Environ 25 invités – et autant de bouches à sustenter.

Hiroko Tabuchi pense d’abord à préparer du poulet karaage, une friture typique, mais la recette réclame du temps et de l’énergie. Un grand plat de pâtes ferait l’affaire, s’il ne risquait pas d’être englouti en un clin d’œil. Soudain, une lueur : l’okonomiyaki, cette grande galette dodue, mélange de chou, d’œufs et de farine, qui a bercé son enfance à Osaka, capitale japonaise de la cuisine de rue. La pâte se prépare en deux temps, trois mouvements ; chacun pourra faire cuire son œuvre sur une petite plaque et la garnir selon ses envies : lamelles de porc, crevettes, racines de lotus, fromage…

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Source: Le Monde · Léo Bourdin

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