Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous.

Se connecter

Vous n’êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

Outre le lauréat, étaient en lice : « La méthode » de David Djaïz (Stock), « Stay Free » de Patrice Jean (Le Cherche midi), « Un corps indocile » de Osvalde Lewat (Philippe Rey), « Eugénie sous les bombes » d’Anne Percin (Buchet Chastel) et « Heures sauvages » de Marie Petitcuénot (Éditions Héloïse d’Ormesson).

François-Henri Désérable, à Paris, le 30 juin 2026.

Le centième prix Renaudot a été attribué, mardi 3 novembre, à François-Henri Désérable pour son roman Le Palais (Gallimard), par six voix contre quatre, au restaurant Drouant à Paris, comme le veut la tradition.

Six romans faisaient partie des finalistes du prix. Outre le lauréat, étaient en lice : La méthode de David Djaïz (Stock), qui a récolté quatre voix, Stay Free de Patrice Jean (Le Cherche midi), Un corps indocile de Osvalde Lewat (Philippe Rey), Eugénie sous les bombes d’Anne Percin (Buchet Chastel) et Heures sauvages de Marie Petitcuénot (Éditions Héloïse d’Ormesson).

Le jury avait finalement écarté celui de Thélyson Orélien, mis en cause pour avoir eu recours à l’intelligence artificielle dans l’écriture de son récit C’était ça ou mourir (Grasset) – ce qu’il a reconnu.

Selon la critique du Monde des livres, parue le 20 septembre, l’histoire du Palais, il faut bien le reconnaître, est d’une incontestable richesse narrative a priori : tenu pour l’un des plus grands experts en œnologie au monde, l’Indonésien Rudy Kurniawan a été condamné, en 2014, à une peine de dix ans de prison et à payer 28,5 millions de dollars à des personnes qu’il avait escroquées. S’appuyant sur sa réputation, il avait monté chez lui, en Californie, un laboratoire de contrefaçons, où il mélangeait des vins ordinaires dans des bouteilles vendues comme des grands crus.

François-Henri Désérable s’est librement appuyé sur la trajectoire de Kurniawan (qui a déjà donné lieu à deux documentaires, dont un pour Netflix) afin d’écrire Le Palais, son cinquième roman. Mais l’auteur donne l’impression de ne déployer sa faconde (qui en fait parfois des tonnes), son savoir sur le monde viticole acquis avec application (ainsi qu’il le détaille en entretiens) et diverses anecdotes sur une foule de sujets plus ou moins connexes que dans l’espoir de combler le manque de chair de son roman. Pour un livre qui se veut ancré dans le terroir et se grise à ce point du jargon œnologique, Le Palais est étonnamment dépourvu de sensualité, d’incarnation ou de profondeur.

Le Monde

Source: Le Monde

At a glance

Topic
World
Country
🇫🇷 FR
Publisher language
FR
Added to Allnira