Pour Lamri Adoui, invité de France Inter, appelle à "aller plus loin" sur la question de la santé mentale des jeunes.

Radio France

Publié le 30/10/2026 09:34 Mis à jour le 30/10/2026 09:34

Temps de lecture : 1min

Un amphithéâtre de l'université de Rouen-Normandie, à Mont-Saint-Aignan, le 11 octobre 2017. (AFP)
Un amphithéâtre de l'université de Rouen-Normandie, à Mont-Saint-Aignan, le 11 octobre 2017. (AFP)

Si le président de France Universités espère que les étudiants seront ce lundi devant leurs professeurs, il n'en est "pas certain", a affirmé Lamri Adoui, également président de l'Université de Caen, vendredi 30 octobre sur France Inter.

Depuis la mi-septembre, les blocages d'établissements scolaires et les manifestations se sont multipliés partout en France dans le cadre du mouvement des lycéens. Cette semaine, Emmanuel Macron a appelé à la reprise des cours après les vacances de la Toussaint.

Le gouvernement a dévoilé lundi plusieurs mesures pour tenter d'éteindre le mouvement de contestation des lycéens et des étudiants, dont le remplacement, en 2028, de la plateforme d'orientation post-bac Parcoursup. Le président de France Universités estime que ces annonces ne sont pas suffisantes. "Je pense que pour un certain nombre de personnes le compte n'y est pas tout à fait, qu'il s'agisse d'ailleurs de l'amont ou de l'aval de Parcoursup, c'est-à-dire de l'enseignement scolaire ou du supérieur", regrette-t-il.

Lamri Adoui se réjouit de la promesse du gouvernement de créer 15 000 places supplémentaires dans l'enseignement supérieur, mais reste sceptique. "Ce dont on a besoin, c'est de moyens suffisants pour accueillir tous les étudiants et pas seulement les 15 000 places qu'on va obtenir en supplément", souligne-t-il.

Enfin, Lamri Adoui, président de l'Université de Caen, appelle à "aller plus loin" sur la question de la santé mentale des jeunes. Dans cet établissement, qui accueille 35 000 étudiants, "nous avons eu l'année dernière plus de 20 000 consultations dans notre service de santé étudiante, 65% sont rattachées à la santé mentale". S'il reconnaît "qu'on a beaucoup recruté", notamment des psychologues, des psychiatres et des professionnels de santé, et se réjouit du dispositif "Mon soutien psy", il estime qu'il faut "aller plus loin".

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Source: Franceinfo · franceinfo

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