Jean-Luc Mélenchon est devenu le porte-parole des « intellos précaires ». Abdul Saboor / REUTERS

CHRONIQUE - Ils ont fait des études mais n’ont pas trouvé les emplois ni la reconnaissance sociale qu’ils espéraient. De cette déception est née une génération d’« intellos précaires », de plus en plus séduite par le discours radical de Jean-Luc Mélenchon.

Ils sont jeunes, diplômés, parfois même surdiplômés et votent Mélenchon à la présidentielle. Ils sont nombreux mais ne détiennent pas de pouvoir social car ils ont le sentiment d’être déclassés, de ne pas pouvoir décrocher les emplois auxquels ils prétendent. Ils sont bac + 5 ou bac + 8, mais végètent dans un job subalterne, logent en colocation et ont du mal à boucler les fins de mois. Ils ont donné naissance à une sorte de nouveau « tiers état culturel ». Nombreux sont ces jeunes issus de filières universitaires parfois prestigieuses qui versent dans une sorte de populisme révolutionnaire en pardonnant tous les excès au chef des Insoumis, vu désormais par eux comme le nouveau Che Guevara. L’enseignement supérieur français génère de la frustration sociale chez tous ceux qui sont contraints d’accepter un emploi ne correspondant pas forcément à leur diplôme.

Cette frustration se retrouve dans beaucoup de formations plutôt intellectuelles, en sciences humaines ou sociales, où, quel que…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 86% à découvrir.

Vous avez envie de lire la suite ?

Débloquez tous les articles immédiatement.

Déjà abonné ? Connectez-vous

Source: Le Figaro · Albert Zennou

At a glance

Topic
World
Country
🇫🇷 FR
Publisher language
FR
Added to Allnira