"La répression, elle n'existe pas", a répondu Laurent Nuñez à des députés qui ont demandé de renoncer à l'emploi des grenades par les forces de l'ordre, après les graves blessures de lycéens lors du mouvement de mobilisation.

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Publié le 02/11/2026 20:39 Mis à jour le 02/11/2026 20:48

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Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, le 2 novembre 2026 devant la commission des Lois à l'Assemblée nationale. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)
Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, le 2 novembre 2026 devant la commission des Lois à l'Assemblée nationale. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

"Je ne renoncerai à aucun moyen intermédiaire (grenades, gaz lacrymogène…) pour la bonne et simple raison que les policiers ont besoin de se défendre quand ils sont pris à partie" lors de manifestations, a affirmé, lundi 2 novembre, le ministre de l'Intérieur. Laurent Nuñez était interpellé par plusieurs députés lors d'une audition sur le budget 2027 du ministère de l'Intérieur devant la commission des lois de l'Assemblée nationale.

Des élus lui ont demandé de renoncer à l'emploi des grenades par les forces de l'ordre, après les graves blessures de lycéens lors du mouvement de mobilisation. A la députée LFI Gabrielle Cathala qui mettait en cause l'action de la police, en parlant de "répression", il a répondu : "La répression, elle n'existe pas (…). Nous, on est là pour éviter les troubles à l'ordre public". "Je suis content quand une manifestation arrive à son terme sans qu'on ait eu à faire usage de la force", a-t-il dit encore.

"Je crois que chacun doit retrouver un peu de volonté de continuer à vivre ensemble dans les six mois qui viennent" d'ici à l'élection présidentielle. "Moi, j'interviens quand il y a des violences et uniquement dans ce cas-là", a-t-il insisté en évoquant "les gens (…) qui pètent les vitrines et s'en prennent aux forces de l'ordre et balancent des cocktails Molotov".

Laurent Nuñez a répondu qu'il n'avait "pas connaissance du caractère nocif du gaz lacrymogène, qui est l'armement intermédiaire de base", en réponse à des questions sur les impacts des gaz lacrymogènes sur les femmes (certaines ont fait part de troubles menstruels après les manifestations). "En 2021-2022, on a réalisé un certain nombre d'études et il n'y avait pas d'atteintes constatées, et au contraire même, les effets disparaissent très rapidement", a-t-il poursuivi. "Donc, je ne suspendrai pas par principe de précaution l'utilisation du gaz lacrymogène."

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Source: Franceinfo · franceinfo avec AFP

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