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Dans la région du Souss-Massa, près d’Agadir, des milliers d’hectares de cultures destinées à l’exportation sont irrigués depuis 2022 grâce au dessalement de l’eau de mer. Un modèle que le royaume veut dupliquer en dépit de ses impacts écologiques et budgétaires.

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La station de dessalement de Chtouka Aït Baha, à Inchaden, au sud d’Agadir (Maroc), le 13 mai 2025.

Il y a tout juste un an, à l’été 2025, une manivelle rouge et un tuyau d’une dizaine de centimètres de diamètre ont fait leur apparition au beau milieu des plants de tomates cerises de Zakaria Afkir. « C’est ce qui nous a sauvés », avance le jeune homme de 24 ans, en arpentant les dix hectares de l’exploitation familiale, établie dans un dédale de champs de serres blanches dans la province de Chtouka Aït Baha, à une vingtaine de kilomètres au sud-est d’Agadir (Maroc).

Grâce à cette installation, à première vue sommaire, Zakaria Afkir et sa famille sont raccordés à la station de dessalement de Douria, située à quinze kilomètres de leur ferme, sur les bords de l’océan Atlantique. Ils peuvent utiliser l’eau qu’elle produit au gré de leurs besoins pour irriguer leurs parcelles, dans la limite de 3 500 mètres cubes par hectare à l’année, soit la moitié des besoins en eau d’un hectare de tomates. « Avant ça, nous dépendions exclusivement de l’eau pompée dans la nappe phréatique avec un puits à 150 mètres, explique ce diplômé de l’Institut agronomique et vétérinaire de Rabat. Mais les restrictions de pompage pendant les périodes de fortes chaleurs mettaient nos cultures à rude épreuve. »

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Source: Le Monde · Célia Cuordifede

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