Gilles Lellouche prête ses traits à un Jean Moulin filmé non pas comme un martyr, mais comme un homme avec ses forces et ses faiblesses. Studio TF1

Tous deux sortis mercredi 28 octobre, le long-métrage sur la résistance fait beaucoup mieux que la relecture grand public du roman de Gaston Leroux.

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La Seconde Guerre mondiale se rejoue sur nos écrans. Avec succès. De Les Rayons et les Ombres (906 000) à La bataille de Gaulle (six millions d’entrées pour les deux volets), en passant par Notre Salut (686 000 jusqu’à maintenant), les affres et les gloires de 1939 - 1945 ne cessent d’attirer le public. Le dernier long-métrage consacré à la période, Moulin, ne déroge pas à la règle.

Sorti le 28 octobre, le film de László Nemes (Le Fils de Saul) avec Gilles Lellouche a attiré 296 000 spectateurs du mercredi au dimanche, en comptant les avant-premières. Un solide box-office au premier week-end d’exploitation. Le long-métrage, qui explore avec une certaine licence historique les derniers jours de la vie de Jean Moulin, avait attiré 86 000 spectateurs lors du premier jour et des avant-premières.

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Mieux que Le Fantôme de l’Opéra

Ce résultat place Moulin au-dessus de Notre salut  (215 000 spectateurs en cinq jours) et non loin de La Bataille de Gaulle : L’Âge de fer (309 000). Le Fantôme de l’Opéra, sorti au même moment que Moulin, n’a engrangé que 118 400 entrées jusqu’au premier week-end. Un résultat décevant au regard de l’ambition de cette relecture de Gaston Leroux grand public, dotée d’un budget avoisinant les vingt millions d’euros. La critique n’a pas été tendre.

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Salué par une partie de la presse, Moulin condense la quinzaine de jours qui séparent l’arrestation et la mort du fondateur du Conseil national de la Résistance, en juillet 1943. László Nemes ne met pas en scène l’ancien préfet comme un martyr, mais comme un homme avec ses forces et ses faiblesses, observe Le Figaro .

Source: Le Figaro · Benjamin Puech

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