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Par Etienne Sorin
Publié le 27/10/2026 à 12h00, mis à jour le 27/10/2026 à 12h07
CRITIQUE - Le film de Laszlo Nemes, reparti bredouille de la compétition cannoise, met face à face le chef de la Résistance et celui de la Gestapo à Lyon, Klaus Barbie. Une confrontation ciselée de l’humanité et du crime.
Passer la publicitéLa fin de Jean Moulin est connue. Le chef de la Résistance meurt de ses blessures dans le train qui le transporte en Allemagne le 8 juillet 1943, à l’âge de 44 ans. L’ultime plan de Moulin, le film de Laszlo Nemes présenté en compétition au dernier Festival de Cannes et reparti sans récompense, est le four ardent de la locomotive lancée à pleine vitesse. Il symbolise d’autres fours, les crématoires de la machine de mort nazie. Il renvoie par là même au Fils de Saul, le premier long-métrage du réalisateur hongrois, Grand Prix à Cannes en 2015, enfer immersif dans les pas d’un membre du Sonderkommando d’Auschwitz-Birkenau.
Avec Moulin, Laszlo Nemes, dont une partie de la famille a été assassinée à Auschwitz parce que juive, met de nouveau en scène la barbarie nazie, le nihilisme…
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Source: Le Figaro · Etienne Sorin
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