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Les versions de Damas et d’Amman divergent sur les circonstances et le bilan des raids menés par l’armée jordanienne le 26 octobre au soir.
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Amman et Damas jouent l’apaisement, après des tensions inédites qui ont émaillé durant la journée du mardi 27 octobre : la Syrie avait vivement condamné des frappes jordaniennes menées la veille sur le sud de son territoire, qui ont provoqué un vent d’indignation au sein de la population. Dans la soirée de mardi, les deux capitales ont annoncé leur intention de faire ensemble la lumière sur les circonstances de ces bombardements.
La Jordanie avait initialement annoncé avoir tué « plus de 20 combattants » de l’organisation Etat islamique (EI) dans ces raids menés dans la soirée de lundi, dans les régions de Deraa et de Souweïda, avant de reconnaître et de « regretter » des pertes civiles. Une femme et trois enfants figurent parmi les sept victimes comptabilisées par Damas.
Depuis l’arrivée au pouvoir d’Ahmed Al-Charaa en décembre 2024, des bombardements ont déjà été menés par l’armée jordanienne, mais ils visaient des trafiquants de drogue et d’armes et n’avaient pas suscité de crispations du gouvernement syrien. Ce dernier dément que les derniers raids aient eu lieu en coordination, comme l’affirme la Jordanie.
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Source: Le Monde · Laure Stephan
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