Le montant de ce piratage s'élèverait à plus de six milliards de dollars alors que Donald Trump émet des doutes sur l'intervention du régime de Pyongyang.

France Télévisions

Publié le 01/11/2026 10:32

Temps de lecture : 1min

Logo de la plateforme Binance affiché sur un smartphone à Shangaï en Chine, le 1er novembre 2026 (WG / CFoto)
Logo de la plateforme Binance affiché sur un smartphone à Shangaï en Chine, le 1er novembre 2026 (WG / CFoto)

Un retour progressif à la normale. La première plateforme d'échanges de cryptomonnaies, Binance, a annoncé dimanche 1er la reprise des retraits après un piratage record de 6,3 milliards de dollars commis selon le FBI par la Corée du Nord. "La première série de retraits est désormais ouverte sur le réseau bitcoin", a indiqué la société sur son compte officiel X.

La plateforme, qui a subi jeudi ce braquage massif, avait suspendu les retraits de ses clients pour stopper l'hémorragie. "Les fonds des utilisateurs sont en sécurité. Binance assumera l'impact financier des fonds volés, et non nos utilisateurs", a promis Binance. Lors de leurs opérations de retrait, "les utilisateurs peuvent subir des retards temporaires ou des temps de traitement plus longs en raison du volume de trafic", a-t-elle cependant mis en garde.

La police fédérale américaine (FBI) affirme avoir identifié, derrière ce vol sans précédent, le groupe de pirates informatiques nord-coréens connu sous le nom de TraderTraitor, et constaté que les voleurs étaient en train de convertir les fonds détournés en Ether, la cryptomonnaie du réseau Ethereum. Le FBI a publié une liste d'environ 500 adresses Ethereum "que les acteurs de TraderTraitor sont en train d'utiliser pour blanchir ces actifs volés", et demandé aux plateformes de cryptomonnaies, services DeFi et sociétés d'analyse blockchain de bloquer les transactions liées à ces adresses.

Le président américain Donald Trump, qui se vante régulièrement d'entretenir de bonnes relations personnelles avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, a émis des doutes quant à l'implication de Pyongyang. "Je ne suis pas inquiet. Nous sommes en train d'en apprendre davantage. Nous ne savons pas si c'est la Corée du Nord", a-t-il déclaré à des journalistes dans sa résidence en Floride tard samedi soir. Le groupe TraderTraitor est considéré comme faisant partie du groupe Lazarus, lui-même affilié aux services de renseignement nord-coréens. Lazarus s'était fait connaître en 2014 quand il avait été accusé d'avoir piraté les studios Sony Pictures Entertainment en représailles au film satirique sur la Corée du Nord "L'Interview qui tue !"

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Source: Franceinfo · franceinfo avec AFP

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