La Jordanie a affirmé mardi avoir tué ce lundi 26 octobre « plus de 20 combattants » du groupe État islamique (EI) lors de frappes en Syrie en réaction à un attentat meurtrier contre une église jordanienne. Pour sa part, Damas recense sept morts et dénonce une « violation inacceptable » de son espace aérien.
Publié le : 27/10/2026 - 12:14
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Les frappes menées ce lundi 26 octobre par les forces jordaniennes « ont visé des positions de Daech » (acronyme en arabe du groupe État islamique dit EI) et leurs « premiers résultats (...) font état, à ce stade, de lourdes pertes dans ses rangs, estimées à plus de 20 combattants, ainsi que de la destruction d'un important dépôt d'armes de l'organisation », a affirmé en Jordanie le ministre des Télécommunications Mohamed al-Momni.
Selon Damas, cinq personnes, dont trois enfants, ont été tuées dans un bombardement sur le hameau isolé d'al-Taf, dans la province méridionale de Deraa, frontalière de la Jordanie, et deux autres dans des frappes sur deux localités différentes. Les autorités syriennes ont déploré ces raids, intervenus selon elles « sans aucune coordination » avec Damas et qui ont fait « des victimes dont des civils et des enfants ».
La Syrie a dénoncé ce 27 octobre comme une « violation inacceptable » de son espace aérien les frappes menées la veille par l'aviation jordanienne qui dit avoir visé des membres du groupe jihadiste État islamique (EI). Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a « rejeté avec la plus grande fermeté les frappes jordaniennes (...) ainsi que la violation et l'incursion inacceptables dans l'espace aérien syrien sans aucune coordination préalable ».
La Jordanie parle d'action nécessaire
Mohamed al-Momni, également porte-parole du gouvernement jordanien, a assuré que son pays avait « un profond respect » pour la Syrie et « son peuple frère » et déclaré « regretter » que l'opération ait fait des victimes civiles. « La Jordanie s'était abstenue par le passé de cibler des sites où les renseignements indiquaient la présence de civils », a-t-il souligné.
Mais selon lui, son pays a « perdu patience face aux agissements des groupes terroristes et à leurs attaques contre la sécurité nationale ». « Les opérations ont été menées sur la base de renseignements de terrain afin de neutraliser des menaces avérées et des projets d'attentats contre la Jordanie », a-t-il ajouté.
Les autorités jordaniennes avaient annoncé lundi l'arrestation des trois assaillants, tous Jordaniens, qui avaient tué neuf personnes dans une église grecque orthodoxe où des personnes étaient rassemblées pour des funérailles. La Jordanie avait précisé que les auteurs de l'attaque, des islamistes radicaux, étaient liés à des groupes terroristes dans le Sud syrien.
Le groupe État islamique contrôlait de vastes portions du territoire syrien avant d'être vaincu en 2019. Mais il continue de revendiquer épisodiquement des attaques contre les forces gouvernementales, notamment dans le vaste désert syrien, ainsi que dans le nord et le nord-est du pays, et était également implanté par le passé dans la province de Deraa.
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Source: RFI · RFI avec AFP
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