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Meloni, quatre années au pouvoir
L’épisode 6 sera disponible prochainement.
Meloni, quatre années au pouvoir
L’épisode 6 sera disponible prochainement.
Par Allan Kaval
Publié aujourd’hui à 19h30Article réservé aux abonnés
Récit« Meloni, quatre années au pouvoir » (5/6). La présidente du conseil italien, d’extrême droite, cultive ses affinités idéologiques avec les dirigeants les plus conservateurs, comme Donald Trump, Javier Milei ou Viktor Orban. Et œuvre en Europe, grâce à ses réseaux, au durcissement de la lutte contre l’immigration illégale.
Ce 16 avril 2025, Giorgia Meloni est arrivée à Washington avec une mission de premier ordre et de grandes espérances. Deux semaines plus tôt, le président des Etats-Unis, Donald Trump, avait annoncé vouloir instaurer des droits de douane de 20 % sur les produits en provenance de l’Union européenne (UE). Fragile depuis le retour à la Maison Blanche du milliardaire, trois mois plus tôt, la relation transatlantique venait de prendre un rude coup, mais la présidente du conseil italien, issue des rangs de l’extrême droite, entendait user de ses affinités idéologiques avec Donald Trump pour le faire changer d’avis.
N’était-elle pas, en mars 2019, sur la scène de la Conservative Political Action Conference, la grand-messe de l’extrême droite américaine ? S’inspirant d’un célèbre discours de Ronald Reagan, prononcé en 1987, au sujet du mur de Berlin, elle s’était lors écriée : « Abattez cette Union européenne ! »
« Ce qui rend Meloni unique, c’est le fait qu’elle soit dans le paysage depuis longtemps et qu’elle soit donc mieux identifiée chez les conservateurs américains que n’importe quel dirigeant de droite européen », reconnaît James Carafano, l’ambassadeur volant de la Heritage Foundation, qui inspire largement le programme du second mandat de Donald Trump. Giorgia Meloni voulait jouer le rôle de « pont » entre les deux rives de l’Atlantique, aidée en cela par son excellent anglais et ses liens avec la sphère MAGA (Make American Great Again). Attachée à l’« unité de l’Occident », elle a défendu son mantra, le 17 avril 2025, à la table de l’homme le plus puissant du monde : « Make the West great again ». Donald Trump, qui l’a félicitée d’avoir « pris d’assaut l’Europe », a certes salué une « personne exceptionnelle » et une « dirigeante mondiale ». Mais il est resté de marbre face à ses sollicitations, et elle est rentrée à Rome les mains vides.
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Source: Le Monde · Allan Kaval
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