Dans un courrier, la directrice de la Ciivise, Maryse Le Men-Régnier dénonce des "propos inadmissibles". Elle parle également d'"une atteinte directe et intolérable à la dignité des victimes de violences sexuelles faites aux enfants."

Radio France

Publié le 04/11/2026 14:04 Mis à jour le 04/11/2026 14:05

Temps de lecture : 1min

Maryse Le Men-Regnier, directrice de la Ciivise saisit la présidente de l'Assemblée nationale (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

La Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) a saisi la présidente de l'Assemblée nationale, mercredi 4 novembre, dans un courrier consulté par franceinfo, après des "attaques inacceptables" du député RN Julien Odoul à son encontre, jeudi, dans l'hémicycle.

Jeudi dernier, lors des débats en séance publique consacrés à la proposition de loi visant à créer un parcours de soins intégralement pris en charge par la Sécurité sociale pour toutes les victimes de violences sexuelles, Julien Odoul a interpellé publiquement la rapporteure LFI Gabrielle Cathala en lançant : "C'est quoi, la Ciivise ? Le service sanitaire du Hamas ?"

"De tels propos sont tout bonnement inadmissibles. Ils franchissent toutes les limites de la décence, de la déontologie parlementaire et du respect républicain dû aux institutions créées par l'État pour protéger la jeunesse de notre pays", écrit Maryse Le Men-Régnier, la directrice de la Ciivise, dans un courrier adressé à la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet.

"Assimiler une commission nationale dédiée à la protection de l'enfance victime de crimes sexuels à la branche sanitaire d'une organisation terroriste constitue un amalgame grotesque, diffamatoire et indigne de l'enceinte du Palais-Bourbon", ajoute-t-elle. "Au-delà de l'outrage porté à notre Commission, ces déclarations représentent une atteinte directe et intolérable à la dignité des victimes de violences sexuelles faites aux enfants."

"Lorsque des invectives abjectes sont proférées pour salir une instance publique et outrager la mémoire des victimes, c'est l'honneur de la République qui est affecté", poursuit la directrice de la Ciivise dans ce courrier. "Je sollicite donc solennellement votre vigilance afin que de tels débordements fassent l'objet des rappels à l'ordre déontologiques qui s'imposent et que l'Assemblée nationale demeure le sanctuaire du respect de la dignité humaine."

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Source: Franceinfo · Margaux Stive

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