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Une grève générale a eu lieu vendredi 30 octobre, à l’appel de l’Union syndicale de base pour en particulier dénoncer le coût de la vie et les problèmes de logement.
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A l’appel de l’Union syndicale de base (USB), l’Italie a vu de nombreux cortèges défiler dans ses rues, vendredi 30 octobre. La centrale syndicale avait appelé à une grève générale dans les services publics. Si de nombreux fonctionnaires n’ont pas débrayé et les transports ont été peu touchés – le ministre des infrastructures et des transports, Matteo Salvini, avait signé une ordonnance de réquisition contre les syndicalistes pour éviter les grèves dans les principaux secteurs des transports, invoquant les règles établies pour les fêtes de la Toussaint –, les rues et les places des principales villes, noires de monde, donnaient une idée du mécontentement social qui monte dans le pays. Selon les chiffres de l’USB, entre 1 million et 1,5 million de personnes ont défilé, le ministère de l’intérieur n’évoquant de son côté que 255 000 personnes.
A Rome, près de 100 000 manifestants, selon le syndicat, ont arpenté le parcours entre la gare centrale Termini, premier nœud ferroviaire du pays, et les abords du Colisée. « Espagne, France, Italie, un nouveau Mai 68 est en train d’arriver », pouvait-on lire sur la banderole d’un petit groupe communiste. Déjà au cœur des revendications, la question du coût de la vie a pris davantage d’ampleur après la publication, le jour même par l’Institut national des statistiques, des derniers chiffres faisant état d’une inflation de 5,4 % sur un an. Sur la Via dei Fori Imperiali, à deux pas des ruines du Forum romain, les touristes passaient à côté de panneaux illustrés d’infographies décrivant la flambée des prix. « Les tarifs des denrées alimentaires ont augmenté plus rapidement que l’inflation générale », affichait l’un d’entre eux, précisant que le coût du chariot de supermarché avait bondi de 30 % en cinq ans.
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Source: Le Monde · Olivier Bonnel
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