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Malgré des recours en justice en cours, ce projet d’arche monumentale de 76 mètres de haut a franchi une étape décisive avec l’aval de la Commission nationale de planification de la capitale.
Rare bonne nouvelle du moment pour Donald Trump, en pleine période de débâcle électorale des midterms : une commission publique américaine a validé, jeudi 5 novembre, la construction à Washington d’un gigantesque arc de triomphe voulu par le président républicain mais vivement critiqué par des opposants qui en contestent la légalité devant les tribunaux, et la finalité.
La Commission nationale de planification de la capitale (NCPC) a approuvé le projet par un vote de huit voix contre quatre. Celui-ci prévoit la construction d’une arche qui doit dépasser 76 mètres de haut, nettement plus que l’Arc de triomphe à Paris dont il est inspiré, qui s’élève à une cinquantaine de mètres.
Les quatre membres de la commission qui ont voté contre avaient demandé, sans succès, le report de la décision, soulignant notamment l’existence d’obstacles juridiques et l’absence d’approbation budgétaire par le Congrès pour financer le projet. Mais la majorité au sein de la commission, dominée par des alliés de M. Trump, a rejeté le report, l’un des membres observant que « le promoteur du projet souhait[ait] une décision ce [jeudi] soir ».
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L’administration Trump a fait savoir que les travaux devraient débuter immédiatement après l’approbation de la commission, sous réserve de toute intervention judiciaire de dernière minute.
Le bureau Ovale classé « monument historique »
Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier 2025, Donald Trump multiplie les projets de construction et de rénovation avec la volonté de marquer Washington de son empreinte, ce qui occasionne une série de recours devant les tribunaux.
Parmi eux, la pharaonique et onéreuse salle de bal qu’il fait construire à la Maison Blanche, au prix de la destruction au bulldozer d’une aile entière de la résidence présidentielle, ou encore la salle de spectacles du Kennedy Center, fermée depuis mi-septembre et sur laquelle il réclame de faire apposer son nom.
Jeudi, Donald Trump a signé un texte classant le bureau Ovale de la Maison Blanche comme « monument historique ». Le texte « empêche quiconque de détruire cet endroit incroyable », a déclaré le président américain qui a déjà changé la physionomie de la Maison Blanche, à la décoration auparavant sobre, en accrochant de nombreuses photos de lui-même et des ornements clinquants. Il a aussi bétonné la pelouse de la célèbre roseraie et installé une énorme plateforme d’hélicoptère.
Le Monde avec AFP
Source: Le Monde · Le Monde avec AFP
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