DÉCRYPTAGE - Si se priver de manger peut induire une perte de poids, la durabilité de ces effets n’est pas aussi simple. En particulier sans changement de ses mauvaises habitudes alimentaires.
Sa réputation va croissant : le jeûne, total ou partiel, suscite un fort intérêt du public en raison de ses bienfaits supposés pour la santé… Mais aussi – et c’est moins affiché – dans l’espoir de se délester de quelques kilos. Cela paraît logique, puisqu’il n’est pas besoin d’être nutritionniste pour savoir que la privation longue de nourriture induit une perte de poids. Mais de combien précisément ? Par quels mécanismes ? Et surtout, cet effet est-il durable ?
« Au cours d’un jeûne long, selon les études disponibles, on perd en moyenne de 4 à 10 % de son poids selon la corpulence initiale de la personne », note le Dr Jacques Rouillier, cofondateur de l’Académie médicale du jeûne. C’est physiologique : l’organisme, après avoir utilisé ses réserves constituées sous forme de glycogène, va pomper dans le tissu adipeux. Dans les schémas de jeûne intermittent, « les effets bénéfiques sur le métabolisme se mettent en place également. On perd quelques kilos, et les…
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Source: Le Figaro · Geraldine Meignan
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