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DÉCRYPTAGE - En anticipant son départ, la Française laisse à Emmanuel Macron la possibilité de participer au choix de son successeur. Une nomination stratégique, avant l’élection présidentielle, et face au risque de crise financière qui pèse sur la France.
Passer la publicitéC’est un départ qui ne surprend personne tant la rumeur courait, mais qui agite pourtant tout le monde, en France et en Europe, les milieux économiques et financiers comme le monde politique. Jeudi matin, Christine Lagarde a annoncé qu’elle quitterait son poste de présidente de la Banque centrale européenne le 7 février prochain, huit mois avant le terme de son mandat en octobre prochain. Deux mois et demi avant l’élection présidentielle, un mois avant la date limite de dépôt des candidatures.
Et si… ? Évidemment, la question se pose. Et si Christine Lagarde se lançait dans la course à l’Élysée ? Elle est aujourd’hui la troisième personnalité préférée des Français, dans le classement de l’Ifop pour Paris Match, un point devant Marine Le Pen, loin devant tous les candidats de l’espace central. Elle a la carrure internationale. C’est elle qui, au dernier Forum de Davos en janvier 2026 a ostensiblement quitté la table du dîner pour ne plus entendre les diatribes antieuropéennes du secrétaire au Commerce de Donald Trump, Howard Lutnick, et qui a contredit en mars le secrétaire au Trésor Scott Bessent en plein G7, quand celui-ci minimisait les conséquences de la guerre en Iran tout juste déclenchée.
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Source: Le Figaro · Bertille Bayart
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