RÉCIT - Désireux de retrouver du calme et d’élever leurs enfants dans un climat plus serein, ces Parisiens qui étaient venus chercher les quartiers animés de la rive droite rêvent désormais de la rive gauche. Surtout depuis les violences qui ont émaillé les manifestations récentes.
Nuages bas, froid humide et passants emmitouflés dans leurs écharpes : en ce samedi matin d’octobre, l’automne ne fait pas semblant sur le très chic marché parisien de l’avenue de Saxe. Sophie y tient son stand chaque semaine pour vendre fruits et légumes. «Même si l’activité tourne au ralenti en ce moment, on a la chance d’être loin des zones où il y a des violences», confie-t-elle, une semaine après les émeutes du 17 octobre. Et sa fille, qui travaille à ses côtés, de renchérir : «Pour nous, ça va, mais on a entendu des confrères pour qui c’était plus difficile sur des marchés de la rive droite situés à proximité des zones de tension». Dans les allées, les conversations s’engagent parfois sur l’actualité, mais plutôt sur un ton léger qui détonne avec ce qui se joue exactement au même moment de l’autre côté de la Seine.
Depuis la veille, de nombreux commerçants encouragés par la crainte du passage des casseurs s’affairent à barricader leurs façades à l’aide de panneaux de bois…
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 83% à découvrir.
Vous avez envie de lire la suite ?
Débloquez tous les articles immédiatement.
Déjà abonné ? Connectez-vous
Source: Le Figaro · Martin Lemaire
At a glance
- Topic
- World
- Country
- 🇫🇷 FR
- Publisher language
- FR
- Added to Allnira