La Chine dénonce pour sa part "l'exploitation" de "la question des 'droits de l'homme'" comme "prétexte pour mener un protectionnisme unilatéral et des pratiques d'intimidation".

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Publié le 29/10/2026 09:02 Mis à jour le 29/10/2026 09:03

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Une pancarte "stop the Uyghur genocide" (stop au génocide des Ouïghours) brandie à l'occasion de la marche de solidarité contre le génocide des Ouïghours, sur la place de la Bastille à Paris, le 3 décembre 2022. (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

Les Etats-Unis ont interdit, mercredi 29 octobre, les importations de trois entreprises chinoises spécialisées dans la génomique, invoquant des inquiétudes liées au travail forcé de Ouïghours et d'autres minorités ethniques dans la région chinoise du Xinjiang. Le département américain de la Sécurité intérieure (DHS) a déclaré ajouter BGI Genomics, MGI Tech, et Shenzhen BGI Technology à une liste comportant déjà de nombreuses entreprises soumises à des restrictions commerciales.

Cette liste dit regrouper des sociétés travaillant avec le gouvernement du Xinjiang pour "recruter, transporter, transférer, héberger ou recevoir des personnes soumises au travail forcé ou des Ouïghours, des Kazakhs, des Kirghizes ou d'autres membres de groupes persécutés hors du Xinjiang". Selon le DHS, les entreprises ciblées ont "aidé à collecter du matériel génétique utilisé pour tracer des minorités ethniques persécutées, dont des personnes soumises au travail forcé".

La Chine a déclaré jeudi qu'elle condamnait "fermement" l'interdiction imposée par Washington, qui "n'a aucun fondement factuel". "Les Etats-Unis continuent d'exploiter la question des 'droits de l'homme', l'utilisant comme prétexte pour mener un protectionnisme unilatéral et des pratiques d'intimidation", a affirmé un porte-parole du ministère du commerce dans un communiqué. Pékin a exhorté les Etats-Unis à "cesser immédiatement manipulations politiques et campagnes de diffamation", promettant de prendre les mesures nécessaires pour défendre les intérêts du pays. Quant aux sociétés BGI et MGI, elles ont toutes deux rejeté ces accusations, affirmant qu'elles s'opposaient à toute forme de travail forcé.

Pékin est accusé d'avoir détenu plus d'un million de Ouïghours et d'autres musulmans dans le Xinjiang, dans ce que l'ONU a estimé pouvoir constituer des "crimes contre l'humanité". Des organisations de défense des droits humains affirment que de sérieuses persécutions, dont le travail forcé, sont toujours pratiquées dans la région. La Chine nie ces accusations, affirmant que ses politiques ont éradiqué l'extrémisme dans la région et favorisé le développement économique.

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Source: Franceinfo · franceinfo avec AFP

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