Séisme politique majeur en Indonésie après l’arrestation mardi 3 novembre de hauts gradés de la police nationale, accusés d’avoir mis sur écoute le président Prabowo Subianto ainsi que d’autres responsables gouvernementaux et personnalités politiques. Une affaire qui pourrait être assimilée à un acte de trahison selon la présidence. L'armée a déployé 20 000 militaires à Jakarta, une procédure standard de sécurité nationale selon le commandement de l'armée. 

Publié le : 04/11/2026 - 13:50

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Parmi les suspects au cœur du scandale figure le général Listyo Sigit Prabowo (qui n'a aucun lien de parenté avec le président indonésien, NDLR). Cet ancien chef de la police nationale était aussi un allié historique de l’ex-président Joko Widodo. Il venait tout juste d’être nommé chef du cabinet présidentiel. Deux inspecteurs sont également impliqués.

Selon l’agence d’enquête criminelle, ces hommes ont mis sur écoute sans autorisation ni mandat des dizaines de téléphones appartenant au président Prabowo Subianto, à des ministres et hauts responsables de l’État, des figures politiques majeures, des journalistes et patrons de médias ou encore des militants d’ONG et des chefs d’entreprise. L’espionnage a débuté en 2025 et s’est poursuivi tout au long de cette année.

Avant d’être dénoncés en interne, les suspects avaient tenté d’effacer les preuves. Mais la police a tout de même saisi plusieurs téléphones, tablettes et clés USB. L’enquête devra maintenant déterminer les motifs exacts de ces écoutes : chantage politique, collecte d’informations confidentielles ou intérêts financiers. Si la justice retient la qualification de trahison, les accusés encourent la peine de mort.

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Source: RFI

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