Par Le Figaro avec AFP
Publié le 05/11/2026 à 10h56, mis à jour le 05/11/2026 à 10h59
Après une audience sous tension mardi, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Limoges a rendu jeudi son délibéré, estimant qu’il existait des «indices graves et concordants» contre les deux suspects dans cette affaire.
Passer la publicité Passer la publicitéLe principal suspect dans l'enquête sur l'incendie criminel de la mairie de Limoges, le 17 octobre en marge des mobilisations nationales contre le coût de la vie, a été maintenu en détention jeudi 5 novembre par la justice, qui a en revanche remis en liberté, sous contrôle judiciaire, l'autre mis en examen.
Après une audience sous tension mardi, en présence d'une quarantaine de sympathisants des deux hommes, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Limoges a rendu jeudi son délibéré, estimant qu'il existait des «indices graves et concordants» contre les deux suspects dans cette affaire, devenue l'un des symboles des violences survenues ce jour-là dans toute la France. La toiture et le beffroi de l'hôtel de ville de Limoges, inauguré en 1883, se sont effondrés lors d'un incendie provoqué par des manifestants radicaux.
La nécessité de «conserver des preuves»
Les magistrats ont ordonné que le premier suspect, âgé de 34 ans et interpellé le 20 octobre en Haute-Vienne, soit maintenu en détention provisoire face à la nécessité de «conserver des preuves, empêcher la concertation frauduleuse avec des complices ou coauteurs, prévenir le renouvellement de l'infraction et mettre fin au trouble exceptionnel à l'ordre public».
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Le parquet avait requis le maintien en détention, présentant ce trentenaire fiché S pour son appartenance présumée à l'ultragauche, mis en examen notamment pour «tentative d'homicide» sur policier et «destruction» de la mairie, comme le «meneur le plus actif et acharné» des émeutiers. Ses avocats, à l'inverse, avaient estimé mardi que le dossier était «assez vide» à l'encontre de cet intérimaire dans le bâtiment et défenseur de l'environnement, pas reconnaissable selon eux sur les vidéos de la scène.
Un «affreux concours de circonstances»
Concernant le second suspect, interpellé le 22 octobre dans la Creuse, la cour d'appel a estimé qu'un contrôle judiciaire était suffisant et ordonné sa remise en liberté. À l'audience, le sexagénaire s'était dit victime d'un «affreux concours de circonstances», car il a appelé le premier suspect juste avant l'incendie, selon lui pour joindre son père ayant subi une panne automobile. La vidéosurveillance d'une enseigne de restauration montre le sexagénaire, peu après l'incendie de la mairie, en train de commander une boisson.
Son contrôle judiciaire est assorti de plusieurs obligations comme résider à Marseille, ne pas se rendre en Haute-Vienne, Creuse et Corrèze, sauf en cas de convocation judiciaire, ou encore ne pas participer à des manifestations.
Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP
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