Onze jours après la destruction de l’hôtel de ville de Limoges lors des émeutes du 17 octobre, le maire Guillaume Guérin (DVD), déplore sur le plateau de Points de Vue (Le Figaro TV) le silence du président de la République à propos de cet événement qui a marqué le pays.
Passer la publicité Passer la publicité«Je trouve ça surprenant qu’un vice-président d’une très grande puissance mondiale se fende d’un mail alors même que la présidence de la République de notre propre pays ne le fait pas», lâche avec amertume Guillaume Guérin, maire DVD de Limoges dans Points de Vue (le Figaro TV).
Onze jours après l’incendie de l’hôtel de ville, l’édile n’a toujours pas eu de contact direct avec Emmanuel Macron : «Je n’ai eu aucun appel, aucun SMS du président de la République. Eu égard au poids symbolique que représente la destruction de la mairie, il aurait été logique a minima d’en avoir.»
«Je suis le maire de la deuxième ville du grand Sud-Ouest, vingtième ville de France, deuxième aire urbaine de la Nouvelle-Aquitaine. La Nouvelle-Aquitaine, c’est la taille de l’Autriche, le PIB du Danemark. Nous sommes la deuxième ville de ce grand ensemble», martèle-t-il.
«JD Vance a eu beaucoup de compassion pour la France»
Les images de l’effondrement du beffroi de l’édifice dévoré par les flammes ont fait le tour du monde. Guillaume Guérin et les Limougeauds se sont attiré la sympathie de plusieurs dirigeants étrangers : «J’ai eu des messages d’un certain nombre de représentants politiques étrangers, dont JD Vance, le vice-président des États-Unis. Il s’est fendu d’un mail en français dans lequel il dit qu’il est de tout cœur avec nous». Même s’il «fait des raccourcis sur les liens avec l’immigration - parmi les émeutiers, il y avait des jeunes issus de l’immigration, mais ils n’étaient pas les incendiaires», il y exprime aussi «beaucoup de compassion pour la France», souligne le maire.
Si Emmanuel Macron lui-même ne s’est pas déplacé, le premier ministre est venu témoigner le soutien de l’État à l’édile et aux pompiers qui ont affronté le brasier. «C’était capital» que Sébastien Lecornu vienne à Limoges, renchérit Guillaume Guérin qui l’attendait de pied ferme. «Ce qu’il s’est passé est une carence de l’État. Le 17 octobre, dès 15h30, la police n’avait plus les moyens d’assurer le maintien de l’ordre» face, selon lui, à ceux qu’il qualifiait la semaine passée dans la même émission de «nervis d’ultragauche suréquipés , surentraînés qui veulent tuer des flics, détruire la République et effacer tout ce qui ressemble de près ou de loin à l’autorité de l’État.»
Source: Le Figaro · Emile Douysset
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