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Le texte du député PS de la Drôme Paul Christophle sera débattu en commission lundi 9 novembre. Il vise, sur le modèle espagnol, à accorder un titre de séjour à certains travailleurs étrangers. Une idée à laquelle une partie du patronat n’est pas hostile.

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Des affiches posées au sol, lors d’un rassemblement contre la promulgation de la loi « immigration », à Bordeaux, le 21 janvier 2024.

A contre-courant de la rhétorique politique dominante en France et en Europe, le député socialiste de la Drôme Paul Christophle s’apprête à défendre une proposition de loi visant à régulariser des travailleurs sans-papiers. Elle sera débattue lors de la niche parlementaire du Parti socialiste (PS) à l’Assemblée nationale, lundi 9 novembre devant la commission des lois, puis en séance, le 19 novembre.

Dans le détail, le texte prévoit de régulariser tout étranger qui justifierait de l’occupation d’une activité professionnelle en France d’une durée d’au moins six mois au cours des deux dernières années. « Ceci se traduirait par la régularisation immédiate d’environ 300 000 travailleurs sans‑papiers », estime l’élu socialiste. Ils se verraient délivrer « de plein droit » une carte de séjour portant la mention « salarié ». Une régularisation d’ampleur qui a reçu, précise le député, le soutien du candidat du PS et de Place publique à la présidentielle, Raphaël Glucksmann.

Cette proposition s’inspire directement du vaste plan de régularisation d’environ 500 000 travailleurs sans‑papiers, adopté en Espagne par le gouvernement socialiste de Pedro Sánchez, en avril. « En France, les 300 000 à 400 000 travailleurs sans‑papiers jouent un rôle indispensable dans l’économie et la vie sociale de notre pays, justifie Paul Christophle. Ils sont en première ligne, autour de nous, dans les cuisines des restaurants, les petits commerces du coin de la rue, dans le BTP, l’aide à la personne et les Ehpad ou dans les bateaux des pêcheurs en Bretagne. Ils occupent des métiers difficiles qui n’auraient pas trouvé preneur autrement. »

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Source: Le Monde · Véronique Chocron

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